Lac des Sapins

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2015cublize
Le triathlon dans toute sa splendeur !
 
Cublize, ce petit village du beaujolais vert, est peu connu en France… sauf pour les triathlètes. C’est d’ailleurs un bon moyen de voir si une personne pratique le triathlon. Si à l’évocation de Cublize ses yeux pétillent, alors c’est un(e) triathlète, sinon ses yeux de « merlan frit » en diront long sur son ignorance géographique.

Le triathlon du lac des sapins à Cublize, c’est une épreuve en place depuis 19ans, avec une organisation bien rodée et qui bénéficie surtout d’un environnement naturel splendide. Les 3km de natation dans le lac, les 100km dans les monts du beaujolais et les 20km essentiellement sur des chemins, en forêt ou au bord du lac, sont tout simplement magnifiques. Ce sont donc les principales raisons qui font que le parking du lac, le jour du triathlon, accueille des voitures immatriculées des 4 coins de la France (un peu comme le parking du stade Geoffroy Guichard). Chaque année, plus de 1000 triathlètes sont présents sur les 2 courses (le format M 1.5 – 50 – 10 avec 600 participants ou le format L pour une double ration 3 – 100 – 20 avec 400 participants).
Ce triathlon est pour moi un évènement particulier, tout d’abord c’est ici qu’il y a 9 ans j’ai attrapé le virus du triathlon longue distance. On avait fait le déplacement avec mes super potes de trialp et on avait passé un week end sportivo-convivial d’anthologie. Ensuite, le parcours passe dans un village qui parlera au clan Besace puisque nous traversons Meaux la montagne, terre de nos aïeuls. Chaque année je regarde donc la date de ce triathlon, et comme cette année 14 autres gars et filles du club sont partants, je ne tarde pas à m’inscrire.

On est bien loin du petit triathlon intimiste de St Remy sur durolles il y a 3 semaines. Ca se bouscule un peu sur la plage de départ. Le niveau n’est pas le même non plus. Inutile de penser faire un podium ici. La plus belle place que j’ai pu faire, il y a 2ans, est 11ème. Cette année, toujours pénalisé par mon manque de coups de pédales, je me dis que rentrer dans les 20 premiers serait vraiment bien.

N’ayant pas pu aller me mouiller et m’échauffer un peu dans l’eau, je décide de partir tranquillou. D’emblée les sensations sont plutôt bonnes. Je me suis bien placé et je ne suis pas trop gêné. Je peux donc rapidement prendre un rythme idéal pour tenir 3km. Seule une petite fuite dans la lunette droite m’obligera à un léger arrêt colmatage. Je prends beaucoup de plaisir à nager et j’aurai bien continué un peu la baignade. A la sortie de l’eau on m’annonce 20ème, pas mal. Il nous faut faire une belle distance pour rejoindre le parc à vélo. Le tout pieds nus et parfois sur les graviers, ça rajoute un peu de difficulté et ça picote… Et en avant pour le parcours vélo de 50km à faire 2 fois. Je sais que cette partie risque d’être longue et difficile pour moi, et en plus il y a de très bons cyclistes. Je ne suis donc pas surpris de me faire régulièrement doubler. Je n’en fais pas trop cas, mon rythme me convient et j’apprécie comme à chaque fois le parcours sinueux et varié. Le village de Meaux la Montagne est bien animé et en plus il est au sommet d’une bosse juste avant la descente finale. C’est donc bien appréciable de le traverser. Quand j’arrive au parc à vélo pour entamer la course à pied, je suis 26ème et le premier s’est élancé depuis déjà 20min.
Les premières foulées m’indiquent que les jambes semblent prêtes pour faire une bonne course. Je décide donc de partir vite. La première partie en sous bois permet de ne pas trop faire monter la température corporelle. Après ce départ un poil trop rapide, mon allure chute un peu mais reste correcte. Ne sachant pas si les concurrents devant moi sont sur le parcours M ou L, ni s’ils sont dans leur premier ou second tour, je ne m’en soucie pas. L’inconvénient c’est que je ne me force pas trop à durcir l’allure pour reprendre des concurrents. Je ferai malgré tout une bonne remontée pour finir 18ème en 5h34 et quand même bien fatigué. Beaucoup de plaisir dans l’effort pour cette compétition. Le parcours course à pied permet, à certains endroits, de croiser les autres coureurs. J’ai ainsi pu taper dans la main d’RV et Jackot et nous encourager mutuellement. C’est bref mais ça booste bien.

J’apprécie également l’après course et je prends le temps de bien discuter avec d’autres triathlètes, le tout dans d’immenses bassines d’eau froide qui font bien du bien aux muscles. Les autres copains de trialp (dont RV et Jackot) iront tous au bout de cette belle épreuve.

La fin de journée sera quand bien moins drôle puisque Jackot sera victime d’un infarctus. Sa poitrine a commencé à le serrer en vélo, mais n’a pas empiré au cours de la journée. Il est quand même allé faire un tour dans la tente médicale (sous l’insistance d’Hervé et après avoir pris le temps de boire sa bière). Il a finalement été évacué par hélico sur Lyon, il a été opéré dimanche soir. Tout va bien aujourd’hui mais pas sûr qu’il puisse remettre un dossard cette année. C’est dommage mais ça aurait pu être bien pire. Le médecin lui a dit que ça n’était pas en lien avec l’activité sportive et que bien au contraire le fait de faire du sport et d’avoir un cœur bien musclé l’avait surement préservé d’un sort plus dramatique. Conclusion : Faites du sport et n’hésitez pas à consulter quand ça vous parait louche.

La parenthèse triathlon se referme (pour l’instant), retour au trail sur des distances plus longues, sans Jackot pour m’accompagner… snifff.

Commentaires  

#1 Ella 28-06-2015 10:47
bravo!!! :lol:
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