Saintélyon

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saintelyon2014
C'est beau mais c'est dur / C'est dur mais c'est beau! 

La saintélyon est vraiment une course à part à bien des égards…

Courir de nuit, dans le froid, la boue ou la neige, ce n’est vraiment pas commun. Quand s’ajoute à cela une émulation des copains et de la famille autour de cet évènement, on n’a qu’une envie : participer pour vivre d’intenses moments.

Ces moments intenses c’est le repas d’avant course chez mes parents avec les copains RV et Jackot venus de Grenoble. C’est Nath et Danièle qui nous accompagnent sur la ligne de départ et qui filent ensuite à Sorbiers pour nous voir passer (à presque 1h du mat’). C’est mon père qui me retrouve à Gerland à la fin de la course, à qui je livre mes premières impressions et qui me ramène à la maison pour le p’tit dèj’ avec les enfants. C’est l’ambiance surchauffée des organisateurs du trail des coursières sur le parcours et de chaleureuses embrassades avec Nanou, Joëlle, Jean-Paul et Yves (déchainés comme jamais…). Ce sont les retrouvailles (trop furtives) avec les cousins sur la ligne d’arrivée. Enfin ce sont ces sensations intérieures au départ, dans les moments d’euphorie où tout va bien, les jambes sont légères, le rythme est bon… mais aussi dans les moments difficiles et enfin cette arrivée au Palais des sports de Lyon où soudain tout s’arrête !

L’édition 2014 aura été, à titre personnel, une édition difficile. Je sentais bien que j’arrivais dans un état un peu fatigué, mais une farouche envie de participer masquait certainement cela. Malgré tout je décidais de partir un peu plus doucement qu’à l’habitude. La montée jusqu’à St Christo s’est faite correctement mais sans jamais avoir de très bonnes sensations et avec quelques difficultés gastriques.
A St Christo je salue Nelly, et Pierrick fait quelques centaines de mètres avec moi. Ca me fait bien plaisir et je poursuis seul rechargé en B2T attitude. Ensuite on rentre dans le vif du sujet, l’obscurité prend encore plus d’ampleur, les chemins sont plus étroits, plus boueux. La neige recouvre les champs et les arbres. Ca y’est je suis en pleine Saintélyon. A ce moment-là, la machine commence à prendre son rythme de croisière. Je prends pas mal de plaisir à courir dans cette boue profonde et sous un vent du nord assez glacial. Je remonte plusieurs concurrents mais je ne m’emballe pas pour autant. Je sais que le rythme est bon donc j’assure le coup, j’ai envie de faire une belle Saintélyon du début à la fin. Arrivé à Ste Catherine, tous les voyants sont au vert. Je continue donc comme ça. La partie entre Ste Catherine et Soucieux est longue et accidentée, mais elle se passe sur un rythme régulier.

L’intermède St André la côte restera un grand moment. A 3km de Soucieu, sans trop prévenir, les cuisses se durcissent. On approche des 50km de course donc rien de bien surprenant non plus, même si je n’ai pas vraiment eu l’impression de trop leur en demander jusqu’à présent. Je fais donc une petite pause pour enfiler les manchons de compression et je repars assez serein. Mais la gêne ne s’atténue pas, bien au contraire. Sur le plat et les montées c’est supportable mais les chocs en descente sont difficiles à encaisser. Je sens que l’allure chute mais je m’accroche en me disant que plus vite j’arriverai et moins ça me fera mal longtemps (logique non ?). Malgré tout la fin du parcours se fera à allure plus que modérée, laissant sur les chemins détrempés les espérances d’un bon chrono. Je fini les 3 derniers kilomètres avec un coureur à peu près dans le même état musculaire que moi. On papote et ça passe plus vite. Et comme d’habitude, dans le dernier kilomètre, les douleurs s’atténuent et on se surprendrait presque à sprinter pour la ligne d’arrivée… Va comprendre !!

Le premier visage que je vois, sitôt la ligne franchie, est celui de Manu qui a terminé sa Saintexpress en compagnie de Z depuis près de 2h mais qui m’a attendu. Pierrick et son team relai sont là aussi. B2T attitude là encore ! Cela nous permet d’échanger rapidement sur nos courses et nos sensations (voir compte-rendu ci-dessous). Je leur fait forcément part de ma déception du moment, mais celle-ci s’atténuera assez vite, laissant la place aux bons souvenirs vécus durant cette nuit sur cette course à part à bien des égards. Mon père, André, arrive moins de 30min plus tard. Optimal !
 
MaX
 

 
2eme participation à la Saintexpress cette année pour Man et moi avec 44 km au programme (yes, déjà trois bornes de gagnées). Fort des erreurs de l'an passé et d'une bonne préparation, c'est confiants et motivés que nous arrivons à Ste Catherine sous une fine pluie glaciale, déposés par Marlène à quelques mètres du départ. Un peu d'attente au chaud sous le chapiteau et c'est parti pour essayer d'améliorer le temps de l'année dernière, alors que la pluie a cessé, remplacée par un vent glacial.

Les premiers kilomètres sont effectués en douceur, ralentis que nous sommes par les fréquents embouteillages dès que le chemin se resserre. La boue est déjà bien présente et ne nous lâchera plus jusqu'à Beaunant. Bien avant la sortie du bois d'Arfeuille, nous entendons les clarines et les encouragements du clan ATOS, qui nous motivent pour grappiller quelques places avant le dernier gros bouchon sous St André la Côte. On peut ensuite adopter un rythme plus habituel jusqu'à St Genoux, Man déroule dans les descentes et je mène dans les montées.

C'est donc en bien meilleure forme que dans nos souvenirs que nous atteignons la mi-course et le ravito de Soucieux, avec malgré tout quelques débuts de crampes. Nous repartons assez vite, malgré un waterbag récalcitrant, maté par un concurrent aux pognes de bucheron. Les premiers pépins physiques commencent alors, nous obligeant à marcher dans les montées, et à courir au plat et dans les descentes pour limiter la casse jusqu'au ravitaillement de Chaponost, placé cette année en ville et à 12km de Gerland.

On rallie ensuite péniblement la montée des Aqueducs que l'on gravit en marche rapide, cette vitesse intermédiaire nous permettant souvent de doubler pas mal de monde (y compris des gens qui courent). Une petite variante dans Sainte Foy et un joli, mais douloureux passage dans le parc accrobranche City Aventure plus tard, nous voilà en haut des escaliers de la Mulatière qui nous avaient posés tant de problèmes en 2013. Même pas mal, on les franchit quatre à quatre (si si je vous promets!) et nous voici sur les quais pour traverser le Rhône sur le joli pont Raymond Barre, au pied du musée des Confluences à l'architecture si spéciale. Le rythme en cette fin de course est poussif et nous laisse le temps de profiter de la vue sur Lyon, avec tout de même une contrainte chrono: terminer avec un heure d'avance sur notre précédente participation. C'est chose faite avec une ligne d'arrivée franchie en 5h40, malgré la boue et les embouteillages du début.

Le temps de se changer et l'on assiste à l'arrivée du vainqueur de la 72km en 5h19 dans un mouchoir avec le second. Un repas chaud avalé goulument et on retourne sur la ligne pour attendre l'arrivée de Max. On voit alors arriver Andy en survêt' et pull qui nous explique avoir terminé en touriste le relais de Pierrick, diminué par une douleur au mollet. On entend alors "Ho, le B2T!": Pierrick nous a retrouvé dans la foule, accompagné de ses coéquipiers Jordane et Yannick. Les 4 en terminent en 6h18 à la 26° place, bravo les mecs! Max se présente ensuite sur la ligne, un peu déçu par sa prestation, malgré un temps et un classement proches de 2013. On signerait bien pour la même...

Et voilà, une de plus, avec à la clef, de la douleur, du plaisir et toujours la même ambiance bon enfant entre les (très) nombreux participants à la fête. C'est un peu comme pour les accouchements (enfin il paraît), on ne se rappelle que des bons moments. Et puis, si on gagne une heure par an, on va vite monter sur le podium^^
...à l'année prochaine!
 
Z
 

 
En débarquant de notre voyage en Inde, vendredi dernier, j'avais, comme qui dirait, une « petite » appréhension à l'idée de m’aligner sur la Saintélyon dès le lendemain... choc thermique assuré !
Samedi, début d’après-midi, Nelly et Pierrick passent me prendre pour un « petit week-end sympathique » dans les Monts du Lyonnais. Ils sont « à bloc », le mollet douloureux de Pierrick a été bichonné!

10 kms après notre départ, 1er incident de course : Pierrick nous montre ses talents de pilote en réalisant une petite marche arrière au péage (problème de ticket) :
- Oh mince, y'avait une BM, tu l'as pas vu Nelly?
Constat, pas constat, on se tâte...
Nelly sort de la voiture et tranche, faisant appel à sa diplomatie légendaire : Pas de constat !!! Bref, nous voilà, enfin, en route pour la course.

Petite escale à Aveize pour déposer Léo et Evan et trinquer (sobrement !) aux anniversaires d’Audrey et Pierrick. Qu’ils avaient l'air bon ces gâteaux, n’est-ce pas Jordane ?
Puis direction Sainté pour la Pasta Party chez Andy (match des Verts en fond d'écran...) ; la stratégie de course est affinée, chacun annonce ses ambitions, on est à fond...

Ca y est, minuit approche ; une dernière photo de la « dream team » et en route pour le départ. Nelly se met au volant pour la nuit… Lewis Hamilton, à côté, est un petit joueur !
On « largue » Jordane à quelques mètres du Parc des Expo et de l'arche de départ, puis direction le 1er relais à Saint Christo.

Oups, c'est déjà mon tour ! Je sors de la voiture pour prendre la température : je ne suis pas déçu, froid glacial et crachin...
Jordane déboule à fond et en avance sur le temps annoncé (1h17'55) ; pour moi, c'est parti, et dès la première côte, je prends conscience de la difficulté de cette course mythique qu’est la Saintélyon… je ne suis pas déçu.
Comme prévu, les 7 premiers kilomètres sont conformes au profil : ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe !!!
La crête arrive enfin, je déroule ma course et les sensations sont de plus en plus bonnes. Les lumières de Sainte Cath se profilent à l'horizon, je lâche les chevaux et j'arrive à fond.
Andy m'attend de pied ferme... à toi mon Grand !
Le plan de bataille est respecté, je passe le relais en 1h16'30, plutôt content de ne pas avoir pénalisé cette belle équipe.
Comme prévu, Andy déchire tout, il avale les 22kms en 1h41'38. Pendant ce temps-là, Jordane nous emmène à St André la Côte pour retrouver ses collègues organisateurs du Trail des Coursières. Ils sont « chauds bouillants », tous les participants s'en souviendront.

Départ pour les aqueducs de Beaunant pour retrouver Andy et voir passer Pierrot à 6 kms de l'arrivée. Il arrive sur une jambe ; on comprend que le mollet n'a pas tenu... il vient de parcourir 16 kms au courage.
Un 5ème passage de relais imprévu a donc lieu : Andy, après avoir enfilé le dossard et pris la frontale de Pierrick, s’élance de nouveau pour terminer notre parcours et rejoindre l'arrivée.
De notre côté, nous reprenons la voiture avec pour objectif d’arriver avant lui ! Objectif non atteint puisque 45 minutes plus tard (et après avoir usé 2 GPS), nous voilà enfin à Gerland. Au passage, je me prosterne devant ce stade mythique, témoin de la grandeur d'un club !!!

Au Palais des Sports, Andy nous annonce qu'il a terminé en 6h18'51. Nous sommes 26ème parmi les relais à 4… la classe...

MAN et Z sont à nos cotés, ils ont explosé leur temps d'une heure par rapport à l'année précédente.
Nous sommes tous là pour voir arriver Max qui en termine avec ses 72kms : respect Monsieur Max !
L'esprit du B2T flotte sur le Palais des sports...

Un casse-croûte vite avalé, l'équipe se sépare au petit matin...
Rien à ajouter ou presque : merci les amis et vivement l'année prochaine !!!
Yannick

 

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