Semi-Marathon de Grigny

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grigny2014
Trail Spotting : pot belge et pot de départ... 

Il y a 48 heures seulement, je fêtai mon « pot de départ », quittant la ville de Grigny où j’ai bossé pendant 2 ans. Hasard du calendrier, je scelle mon passage dans cette ville des bords de Rhône par le trail urbain de 10,5 km qui en sillonne les artères.
Que de lieux et de têtes connues, donc, en perspective !
Problème majeur : la veille de la course, je suis perclus de fièvre, j’ai mal de partout. Pour être honnête, je présente tous les symptômes du virus Ebola, mais je ne cède pas à la panique. Je tente plutôt le tout pour le tout, et passe au drugstore pour me confectionner un pot belge « maison » (certains d’entre vous comprendront, en voyant la désopilante illustration de cet article, l’allusion cinématographique) : Fervex, Tramadol, Berocca Boost vitamine C, Guarana, Paracétamol, Huiles essentielles d’eucalyptus, ravintsara, laurier, niaouli, bois de rose, tea-tree, romarin, basilic, calendula, Rhinofluimucil, Extraits de pépins de pamplemousse, Actisoufre, Spiruline, Aspirine, Jus de citron.

Contre toute attente, et les yeux bien enfarinés (où suis-je? où vais-je? sommes-nous à l'heure d'hiver ou d'été?), je suis au départ ce dimanche matin, devant le stade et le collège où j’ai amené pas mal d’enfants (et où, par ailleurs, notre cousine Marie exerçait il y a peu encore ses fonctions d’AVS).

Le parcours est agréable, quoique trop peu orienté « trail » à mon gôut : la ville de Grigny comprend des zones industrielles et bétonnées le long de la voie ferrée (cette dernière me rappelle aussi le film cité ci-dessus), et le parcours fera malheureusement l’impasse sur les « lônes », berges du Rhône à la faune et à la flore préservées, où j’aurais passé parmi mes meilleurs moments professionnels et où je vous enjoins à courir si vous cherchez des coins sympa dans le quartier.

Le souffle est court, les bronches sifflent, la foulée est pesante mais je sens que cette suée matinale est une bonne purge que ne condamnera pas mon médecin généraliste.

Malgré cet état second, je boucle les (presque) 11 km en 49 minutes et des brouettes. J'esquive le contrôle anti-dopage, et attends l’affichage des chronos sur les panneaux du gymnase. Celui-ci est un peu brouillon, visiblement le service des Sports a du mal avec Excel.

Je me moque pas mal du classement pour cette fois (*), c’est le symbole qui compte : la boucle grignerote (!) est bouclée, j’ai bien aimé cette impression de fouler une dernière fois des endroits devenus familiers (passer devant mon boulot - cf photos), avant de changer d’horizon... Je reçois un message amical de mon collègue Ludo, sportif émérite : en passant cette ligne d’arrivée, j’ai le sentiment de prendre un nouveau départ… « c’est beau, j’en chialerais ! » (private joke :)
 
(*) 35ème sur 106, finalement le service des sports s'est réconcilié avec l'informatique

 

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