Run in Lyon

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runinlyon2014
Agoraphobes, s'abstenir... 

C’est en lisant le dernier compte-rendu «nature» de Pierrick que je réalise combien cette expérience de course à pied «urbaine» entre Rhône et Saône revêtit un caractère particulier, par l’unique bitume sous nos semelles et par l’affluence record de l’événement (plus de 25000 coureurs). Retour plaisant dans cette ville où, bien que nous y ayons, mon acolyte Z et moi-même, vécu de nombreuses années, je n’ai pas le souvenir d’y avoir beaucoup couru…

On s’est bien rattrapés en ce jour, nous alignant sur le semi-marathon. Si le tracé permettait aux visiteurs comme aux autochtones de découvrir et redécouvrir la ville dans une belle boucle au départ de la Place Bellecour -bondée comme jamais en ce jour spécial-, l’ambiance très club, entre musique de discothèque, le coaching fitness et les animations très « Club Med’» braillardes dans une sono surpuissante nous rappelèrent au bon souvenir quiet de nos belles heures de randonnées montagnardes.

Alignés dans le sas de départ prévoyant de boucler notre tour en 1h45 (notre objectif du jour), nos grommelons quelques peu au milieu de ce troupeau à qui l’on demande de faire des olas et qui s’éxécute de bonne grâce sous les caméras de France 3. Nous regrettons là aussi l’organisation plus modeste et le savoir-faire amateurs des trails campagnards sans prétention. Toutefois, nous ravalons notre misanthropie et prenons finalement le départ sous un beau soleil, et nous entamons notre city-tour classé au patrimoine de l’Unesco.

Les jambes vont bien, on se faufile du Vieux Lyon à Vaise, puis nous bifurquons sous le tunnel de la Croix-Rousse pour rallier le parc de la Tête d’Or, où de nombreuses chicanes nous font avaler de nombreux kilomètres, croiser les marathoniens et les sas plus rapides… Passé le Parc, il reste encore quelques kilomètres à parcourir, notre allure baisse régulièrement et mes jambes sont lourdes. Je vois Z qui, à la faveur d’un dernier ravito visiblement très profitable, quitte le parc en slalomant entre les concurrents, entre la roseraie et le parc aux daims – c’est vraiment une manière inédite de revoir la ville !- tandis que j’ai du mal à garder le rythme…

Si la pluie qui fait son apparition me rafraichît quelque peu (nous sommes partis sous un soleil d’été et terminerons dans la grisaille de l’automne), les guibolles restent pesantes et je ne profite pas agréablement du paysage : nous devons longer les berges, regagner les Terreaux, l’Hôtel de Ville et la place Bellecour via la rue de la « Ré », où subsistent pas mal de badauds et supporters à parapluie. Je distingue, au loin, la silhouette de Z, qui a pris le parti bien compréhensible de ne plus attendre le boulet que je suis devenu depuis la fosse aux éléphants.
Sur ma montre, l’allure est descendue de 12,9 à 12,1 km/h de moyenne en très peu de temps. Je commence à me dire que l’objectif du jour ne sera pas atteint (il faut courir à 12km/h de moyenne pour parcourir 21 km en 1h45, à vos calculettes : moi aussi je peux glisser des maths dans mes compte-rendus). Je mets un dernier coup de collier, avec l’impression de « piocher » de manière assez ridicule pour grapiller un peu de chrono. Bien m’en a pris : à quelques secondes près, je ne parvenais pas à me hisser à temps sous l’arche d’arrivée! Ouf! A l’arrivée, Z m’attends depuis presque une minute, de nombreux concurrents se sont intercalés entre nous. Bravo mon Z, t’as la caisse… Allez, je me contente quand même d'avoir tenu dans les délais impartis, et qu'on fasse partie ce ce premier "tiers" dans lequel on arrive à se placer régulièrement.

C’était quand même bien sympathique de se retrouver là un dimanche matin, parmi cette foule immense et ces décibels, ces sponsors fluos… Cela aura permit de se redire, si besoin était, notre attachement à la nature sauvage avec laquelle il nous tarde déjà de renouer, après toute cette exubérance citadine.

Le temps pour moi de retrouver un peu la forme qui me fuit un peu depuis quelques temps, et de préparer au mieux les échéances hivernales…

 

Commentaires  

#3 Romain 12-10-2014 15:38
Super la course urbaine je félicite Z et Papa :lol: . J'espère que tout le monde va bien 8) ;-) :P :roll: Romain :D :lol: :-) 8) :-*
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#2 Max 08-10-2014 18:47
Ca fait tout bizarre de vous imaginer, Z et MaN, vous les amoureux des silences des montagnes, des verts alpages et des bivouacs sauvages, perdus au milieu de cette foule impressionnante sur la photo. C'est un peu comme si José Bové assistait à un défilé Christian Dior. Ceci dit à voir vos mines concentrées, on voit bien que vous n'êtes pas venus pour amuser les singes du parc de la tête d'or. Pas facile ces courses sur route ou il faut tenir un rythme élevé, très régulier, tout le temps... pas de moments de récup comme on peut en avoir parfois dans les descentes en trail. Bref, objectifs atteints. Bravo les couz'. (tu permets Z que je t'appelle couz', c'est plus simple et c'est pas complètement faux en plus).
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#1 Z 07-10-2014 12:46
Pas mal de nouveautés pour nous sur cette épreuve: du plat, du goudron, du monde, l'ambiance bipbip...bref, du bon et du moins bon. C'est aussi la première fois que j'ai l'impression de courir dans le lit d'une rivière. Malgré tout, l'objectif est rempli au temps et au classement (on peut même parler du premier quart!). pas mal pour une première sur la discipline. Bien joué à toi cher coéquipi
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