Trail du Galibier

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galibier2014Un nouveau coureur au B2T...!!!
Ca se voyait, il en avait plus qu’envie. Ses yeux pétillent à chaque fois qu’on lui parle de course. Il a déjà des baskets qui vont vite et un short de course. Il ne lui manquait plus qu’un dossard pour parfaire son équipement. Les occasions sont rares, très peu de courses organisent des circuits dans sa catégorie.
C’est chose faite ce week end. A l’occasion du trail du Galibier, Fantin a officiellement intégré le cercle familial des coureurs du B2T ! Retour sur un week end chargé en bonnes émotions…

Ce dimanche 17 Août se déroulait le trail du Galibier à Valloire, station de mon pote Ludo grand champion de trail (mon témoin de mariage pour ceux qui ont de la mémoire) et qui est bien amusé par l’existence de notre B2T. C’est l’occasion de nous retrouver et passer un petit moment ensemble. Un autre pote Christophe qui s’est mis au trail depuis un an est également inscrit sur le petit parcours. Pour le grand format le programme est 45km et 2630m D+. Ce trail est réputé pour être très dur avec des passages particulièrement raides aussi bien en montée qu’en descente. On est dans la vraie montagne. Afin de profiter au maximum de cette escapade alpestre, nous empruntons le camping-car de mes parents pour passer un week end rallongé en famille. Nous arrivons le samedi sous un beau soleil mais avec un vent du nord très frais. La soirée en camping se fait avec de nombreuses épaisseurs de vêtements et au petit matin quand il faut se lever et se préparer, il ne fait que 3 petits degrés mais le ciel est bien dégagé… Je quitte le camping-car sur la pointe des pieds pour ne réveiller personne. Le départ est donné à 7h. L’organisateur nous annonce que certains passages en altitude risquent d’être gelés et donc nous demande d’être prudents. Je retrouve Ludo sur la ligne de départ au milieu des 166 autres inscrits. Il me dit qu’il va partir tranquille car il n’a pas eu le temps de s’échauffer. Pour ma part j’ai rejoint le départ depuis le camping en courant et je me sens déjà un peu plus chaud. Le départ n’est pas trop rapide, et pour cause, on attaque d’emblée la première grimpette. Je me retrouve dans le groupe de tête de 4 coureurs. La montée est en lacet et on voit un petit écart se creuser. Je ferme la marche de ce groupe. Au sommet Ludo, qui a fini de s’échauffer nous rattrape pour la première descente. Je me rends alors compte que je suis moins à l’aise que les 4 autres pour descendre. Je perds donc le contact et je dois m’employer sitôt la seconde montée pour essayer de les rejoindre. Ludo m’attend pour m’aider à recoller, il tente de me booster en me disant que ça serait sympa d’être tous les 2 sur le podium. Je suis bien d’accord avec lui mais je suis quand même sceptique. Dès la seconde descente je me fais encore distancer et même rejoindre à la fin de la descente par un coureur venu de l’arrière. Son rythme est bon et nous arrivons à courir ensemble jusqu’à la prochaine grande ascension. 1000m de D+ entre le hameau de Bonnenuit et le plan d’Orient. Forcément ça va prendre un peu de temps… La montée est dégagée et on peut voir facilement qui est devant et qui est derrière. Devant, Ludo a fait le trou seulement suivi par un coureur, par contre derrière je vois revenir un coureur avec un rythme assez élevé. Il nous rejoindra un peu avant la fin de la montée. Le coureur qui était avec moi suit son rythme, de mon côté je ne peux pas et je les laisse filer (ils iront au bout de leur effort puisqu’ils se classeront 2nd et 3ème de la course). Je suis donc à ce moment en 7ème position. Après une légère petite remontée jusqu’au col des Cerces, on redescend jusqu’à Plan Lachat, lieu bien connu des cyclistes, avant d’attaquer la dernière ascension jusqu’au sommet du petit Galibier. Encore 700m D+ à faire. Cette ascension est assez atypique puisqu’elle se déroule hors chemin et sentier. On court (ou plutôt on essaye de courir) dans la pampa en suivant des petits drapeaux oranges et des points tracés sur les cailloux. Les appuis sont souvent incertains et bien souvent les organisateurs choisissent le chemin le plus direct : à savoir « droit dans le pentu », c’est raide surtout à la fin. Durant cette montée je me fais rattraper par un coureur mais j’en rattrape également 2 autres. Au sommet il ne reste plus que 15km et 1270m D-. Belle dégringolade en perspective. Passage au col du Galibier pour recharger les munitions, un coup d’œil à gauche sur le massif des écrins et son dôme, un coup d’œil à droite sur le Mt Blanc. Dans les 2 vues, une grosse pensée pour mon père. J’attaque la descente bien motivé ! Au milieu de la descente, je ne résiste pas à l’envie de faire une pause au bord d’un torrent pour m’asperger la tête et même la plonger intégralement. Ca me fait perdre un peu de temps mais qu’est-ce que ça fait du bien. Plus tard, je rattrape le coureur qui avait osé suivre Ludo et qui s’est bien grillé les ailes. Je ne peux par contre rien faire contre un dernier coureur venu de l’arrière avec une foulée encore bien légère. Je me fais encore rattraper par un coureur mais la dernière petite montée, 2km avant l’arrivée, lui sera fatale. Il est obligé de marcher alors que je continue à courir. J’essaye de prendre le plus d’avance possible et j’entame l’ultime descente le plus vite possible. Il ne me rattrapera pas. Sous l’arche d’arrivée toute la famille est là pour m’encourager et m’accompagner. C’est un bien bon moment. 5h39 et 6ème position. Ludo l’emporte en 5h10. Je suis content car ma course a été régulière mais conscient des progrès à faire en descente sur ce type de parcours que je n’ai pas l’habitude d’emprunter. Les écarts avec les autres devant ne sont pas très importants et avec un peu plus d’aisance, j’aurai pu espérer mieux.

Place maintenant à la course des loupiots. Nous avons eu la veille, la bonne surprise de voir une course pour les enfants de moins de 7ans. Nath a donc inscrit Fantin. A 13h15 nous allons retirer son dossard avec toute l’excitation et la fierté que ce moment déclenche, et partons avec l’ensemble des enfants pour une boucle de reconnaissance. « Une visite du parcours » comme dit Fantin. La boucle fait 800m, uniquement du chemin, avec 2 belles montées bien raides où certains enfants mettent les mains. Du vrai trail. Je trouve ça sympa, plutôt que faire un aller-retour sur une partie plate et sans grand intérêt.... La course des petits fera une boucle, celle des plus grands 7 – 11ans, 2 boucles (course à laquelle participeront le fils de Christophe et la fille de Ludo). Les parents des plus petits sont autorisés à accompagner leurs enfants. Je décide d’accompagner Fantin parmi la vingtaine de petits traileurs moins de 7ans. Nous partons tambour battant mais dans la première montée c’est un peu l’embouteillage et Fantin se fait coincer par une petite pas très à l’aise. Il relance bien sur la partie en légère descente. Puis attaque la seconde montée en courant. La fin, plus raide, se fera en marchant avant la longue descente finale qu’il dévale à toutes enjambées, les coudes légèrement sortis, la tête enfoncée dans les épaules, certainement pour un bénéfice en aérodynamisme. Je le suis derrière, fier et amusé par autant de tonus. Forts encouragements de la part de Nath, Lison et Anouk, déçue de n’avoir pas pris ses baskets pour accompagner son frère. Il passe sous la grande arche d’arrivée le torse bombé, rend fièrement son dossard, englouti 2 tranches de banane et un verre de coca avant de recevoir son sac souvenir, contenant un tee shirt « trail du Galibier » taille 12 – 14ans, un grand bidon de vélo, un porte clé collier des stylos et pleins d’autres bricoles qui font son bonheur.

Après un bon picnic avec tous les copains sous un soleil radieux et une température enfin estivale, Fantin me supplie de retourner faire le parcours de la course. Les muscles sont vraiment raides pour moi mais je ne peux refuser. C’est finalement tous en famille que nous repartons faire la boucle. A 16h30, je monte sur le podium, récompensé par catégorie. La journée se poursuit avec Ludo et Céline autour du site de la course. Petite bière de décontraction et on finira par une bonne pizzeria avec Ludo et sa famille. Week end bien convivial, comme on les aime. Nous resterons encore une nuit au camping pour profiter encore un peu de cette superbe montagne.

QUE DU BONHEUR, pourvu que ça dure !

Commentaires  

#3 Jipé 30-08-2014 17:44
Dans un précédent 'commentaire' je disais mes sentiments sur les histoires de gènes... L'histoire du B2T rajoute de l'eau à mon moulin! Je suis toujours épaté par les perfs de Max mais là encore plus par la dernière recrue. 4 ans le bonhomme!! Ne nous y trompons pas: regardez son visage sur la photo n°5! Voilà un petit Taureau qui faute de maillot B2T en affiche un au félin rageur toutes griffes sorties... et le regard !!! On dirait Josh Randall avec sa Winchester à canon scié... il a d'ailleurs déjà le doigt sur la gâchette! Sûr la concurrence a du souci à se faire, ce trailer là est un flingueur! allez je vide un chargeur de bises...
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#2 Greg 30-08-2014 12:36
Félicitations à tout le monde et particulièremen t à El Fantinos... Je trouve quand même ça un peu louche que Ludo gagne à Valloire (à domicile)..il doit connaître des raccourcis je pense...
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#1 MaN 30-08-2014 10:33
Carton plein, avec : > cette 6ème place, superbe perf! > le pote de Valloire sur la plus haute marche, chez lui. > les grands débuts de la dernière recrue (bon mercato!) Le tout en famille, au soleil, les poumons plein de bon air ! BRAVO MAX, BRAVO LUDO, et.... BRAVO FANTIN ! :)
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