Barrage de Grangent

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grangent2014
Un trail-relais… en mode touristes !!!
 
N’ayant pas honoré, avec Thierry, notre présence auprès d’Andy sur une Course d’Orientation dans le Jura, nous décidons de répondre à son « invitation » en participant à un trail en relais le samedi 7 juin au départ de St Just St Rambert. La préparation n’est pas optimale mais le but est de partager un effort matinal entre potes avant de se retrouver plus tard autour de notre ancien capitaine Patrice qui se marie ce jour-là.

C’est donc très détendus (un peu trop sans doute !!!) que nous partons le samedi matin en direction de St Just St Rambert. En arrivant à la salle pour nous inscrire, nous nous rendons compte que nous avons tous les 2 oublié notre certificat médical !!! Magnifique, du grand art… si nous n’avons aucune ambition en terme de classement de course, le podium en catégorie « Boulets » semble parfaitement jouable ! N’ayant pas le temps d’effectuer un aller-retour, nous décidons d’entreprendre des négociations auprès des organisateurs pour leur présenter nos certificats via smartphone. Ils hésitent puis acceptent finalement… un coup de fil à Nelly qui nous les transfèrent illico et nous voilà inscrits…OUF !

Il est temps d’analyser le profil du parcours et de définir notre stratégie de course. La première partie du relais est relativement plate au début jusqu’au pied du barrage de Grangent puis se complique très sérieusement ensuite jusqu’à Chambles. Là, la course est neutralisée car le chemin qui redescend jusqu’au barrage est très dangereux et surtout car il y a une traversée en bateau jusqu’à la base nautique de St Victor sur Loire où a lieu le départ du second relais. Le profil de cette seconde partie de course est, malgré 2 belles bosses, plutôt descendant. On se remémore avec Thierry notre Saintélyon 2013 où il avait couru le premier relais (du plat puis de la montée sans arrêt), et moi le dernier (redescente sur Lyon avec quelques petites bosses). Comme les profils se rapprochent un peu et qu’on avait plutôt bien tourné, on se dit qu’on va garder cette stratégie : le début pour Thierry et la fin pour moi.

On se rend sur la ligne de départ où on retrouve Andy qui s’apprête à partir en relais également, avec un collègue de raid. Ils ont le potentiel de jouer quelque chose, même si, d’après leurs dires, il y a pas mal d’équipes très costaudes inscrites en relais. Pour nous, peu importe, l’essentiel est de se faire plaisir et d’arriver au bout… avant que le mariage de l’après-midi ne débute !!!! A 9h45, le départ est donné pour les coureurs « solo » et les relais, facilement identifiables avec des chasubles orange fluo. Andy est déjà aux avant-postes tandis que Thierry part au milieu du flot de coureurs, sans réserve d’eau. En effet, après pas mal d’hésitations, on se dit que malgré la chaleur, il n’y a « que » 10 bornes… donc autant partir léger (nouvelle boulette !). Je rejoins alors le bus qui va me mener jusqu’à St Victor sur Loire.

Il est 10h45 lorsque le bus nous dépose à la base nautique. Là, un ravitaillement est prévu pour les coureurs solo, ainsi que pour les nombreux marcheurs qui font le circuit dans le sens inverse du nôtre. Nous sommes 18 relayeurs à attendre impatiemment le bateau qui va déposer nos camarades de course. D’après les infos qui circulent, le bateau pourrait transporter à peu près 100 coureurs à la fois. Petit échauffement le long de la plage… 11h00, premier débarquement, avec… 2 coureurs !!!!! Incroyable, la première navette arrive presque à vide, avec un coureur solo et un coureur-relais. Ils vont repartir loin devant tous les autres concurrents, vont franchir la ligne d’arrivée à St Just St Rambert longtemps avant le reste de la meute, mais sans être certains d’avoir course gagnée, puisque c’est le cumul de temps des 2 « tronçons » qui va déterminer le classement final… un peu bizarre comme formule, mais c’est ce qui fait le charme de ce trail !

11h30, nouvel échauffement sous un soleil de plomb. A ce moment-là, j’ai plus envie d’aller piquer une tête et de me faire griller une petite merguez sur les barbucs qui commencent à fumer. Le bateau arrive à nouveau ; Andy débarque après avoir réalisé une très grosse perf (4ème en 49 minutes sur le premier relais)… mais pas de Thierry… Aïe… lui qui doit être rentré à 13h30 à Pomeys, ça va commencer à être tendu ! Andy donne sa puce et son dossard à son coéquipier et attend avec moi le 3ème débarquement.

11h55… cette fois, c’est la bonne. Thierry débarque et nous fait un point sur sa course. Il a souffert de la chaleur et n’avait pas de bonnes jambes. Une belle galère dans les montées vers le château d’Essalois et surtout les raidillons plus que difficiles vers Chambles. Victime d’une hypo, il a terminé sa course au courage et a finalement raté le 2nd bateau pour quelques minutes. Néanmoins, cette défaillance a un aspect positif : c’est une avancée considérable pour tous les chercheurs sur l’alimentation pour les sportifs de haut-niveau. En effet, on peut désormais affirmer que manger des tripes la veille d’un trail est néfaste pour réaliser une performance !!!!!!!!! Un grand merci à Thierry pour sa contribution à la recherche scientifique.

Je m’élance à mon tour vers midi, avec Andy qui a récupéré de son effort et qui se propose de m’accompagner sur ma partie. On part assez fort sur un chemin sympathique qui longe le barrage. On attaque rapidement la 1ère grosse difficulté qui monte jusqu’aux Condamines. On double beaucoup de coureurs solo dans la côte car ceux-ci ont déjà plus de 10 bornes dans les pattes. On surplombe alors le barrage et une vue magnifique s’offre à nous. Andy, complètement serein, en profite pour prendre quelques photos souvenirs. Une belle descente puis de nouveau une bosse avec pas mal de racines qui me font perdre mon rythme. Au sommet, petit ravito bien utile car la chaleur devient vraiment étouffante, et aussi car le petit dèj est maintenant bien loin. On amorce la descente jusqu’au barrage, des escaliers nous amènent sur un chemin qui doit nous conduire jusqu’à l’arrivée. En arrivant là, je pensais vraiment avoir fait le plus dur et je comptais relancer l’allure pour les 5 – 6 derniers kilomètres. Mais, moi aussi, les jambes ne sont plus très bonnes et j’ai du mal à trouver une bonne cadence. Je souffre de la chaleur et il n’y a plus de coureurs à rattraper, ce qui peut parfois aider psychologiquement. Heureusement, Andy est devant et je m’accroche en suivant son rythme. L’arche d’arrivée est désormais en vue ; on termine finalement cette partie de 11km en un peu plus d’une heure.

Au final, on termine à la 14ème place / 18, en 2h28. Ce fut difficile mais nous sommes allés au bout ! Bien loin devant nous, Andy et son collègue se classent juste au pied du podium en 1h47. Bravo à eux. On sera tous bien à l’heure au mariage, prêts à festoyer jusqu’au petit matin, après cette « mise en jambes » forézienne.

Commentaires  

#3 Max 30-08-2014 15:11
Piépié, les podiums ça ne compte pas quand on les fait en partant de la fin... ;-) J'espère que vous avez mieux "perfé" à l'autre activité de la journée. As tu gardé ton tee shirt B2T pour le mariage ? En tous cas ça fait toujours plaisir de te lire et de voir le B2T participer à des courses (une de plus) !
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#2 Nel 30-08-2014 12:30
:D j adore le passage de la contribution pour la recherche scientifique
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#1 Manu 30-08-2014 06:18
Diabolique dossard !
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