Véranne Pilatrail

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pilatrail2014
You know what ? I’m happy !
 
Le week end dernier, lors du trail de l’oisans, j’avais effectué une bonne partie du parcours avec un traileur très sympa, organisateur du Pilat Trail. Il m’avait un peu décrit le parcours et cela paraissait bien tentant, sur des chemins allant des trois dents à L’oeillon, du crêt de la perdrix à la chapelle St Sabin, que des hauts lieux de rando dans le Pilat.
En gourmand que je suis, je me suis laissé tenter, et c’est donc de bonne heure et accompagné de mon père que je me suis rendu à Veranne, sur les contreforts du Pilat côté vallée du Rhône.
Mon père a profité de cette occasion pour aller crapahuter en solitaire dans « son » parc du pilat.

Plus de 800 coureurs se sont donnés rendez-vous sur cette 13ème édition d’un trail que l’on sent bien rodé au niveau de l’organisation. Au choix un 21km avec 500 coureurs au départ ou alors 45km avec environ 300 coureurs. Les deux parcours partent ensemble à 8h30. Le début du parcours est très exigeant.
On est mis dans le bain immédiatement. Pendant presque 1h, on ne fera que grimper sur des pentes plus ou moins raides jusqu’aux 3 dents. Le rythme est plutôt élevé, essentiellement dû aux coureurs du 21km et j’ai un peu de mal à suivre le troupeau de tête. Les jambes sont plutôt bonnes mais le cœur a du mal à monter en régime. Sur ce début de parcours j’ai la chance de voir 2 fois mon père sur le bord du chemin. Ces encouragements me font du bien. A la bifurcation des parcours, je ne sais absolument pas à quelle place je suis mais j’ai l’impression de ne pas être dans le coup. D’ailleurs, dans la longue descente qui suit, je me fais rattraper par 2 coureurs. L’un part devant tandis que j’arrive à garder le contact avec l’autre. On va courir ensemble un bon moment, je donne le rythme dans les montées et lui sur le plat et les descentes. Au niveau des antennes de l’oeillon, j’ai un bon coup de mou qui m’oblige à voir mon copain s’éloigner. Je ne suis pas au mieux et je sais qu’il me reste encore environ 20km à faire…
C’est dans ces moments-là que la tête doit prendre les commandes d’un corps en difficulté. Ma tête est bien aidée au ravitaillement lorsque je vois 3 coureurs qui repartent alors que j’arrive. Ravito express pour repartir avec eux. Ca me fait un bien fou de voir que je ne suis pas complètement à la rue.
On part pour une jolie boucle en direction du point culminant du Pilat, le crêt de la Perdrix. Splendide ! De retour vers l’oeillon, j’apprends que je suis 5ème. On m’explique également que 2 coureurs devant moi se sont trompés de chemin, qu’ils ne sont pas passés à certains points de contrôle et qu’ils risquent d’être déclassés. Il me reste environ 12km à faire et je ne compte bien ne rien lâcher. La fin de parcours, plutôt profil descendant, se fera le plus rapidement possible mais ça cogne à tous les étages du corps. Finalement je rattrape le 4ème. On court un petit moment ensemble. Il me dit qu’il est concerné par cette erreur de parcours mais qu’il continue de faire sa course. Il souffre un peu en cette fin de course et dans la dernière descente je file.
Je termine donc 4ème de la course. Le 3ème est l’autre coureur qui s’est trompé de parcours.
Les organisateurs nous réunissent. Le gain de temps estimé par ce raccourci est d’environ 2min, et c’est, à quelques secondes près ce qui nous séparent sur la ligne. Sachant que j’ai fait l’intégralité du parcours, ils nous proposent d’intervertir nos places.
Je suis un peu gêné de la situation et je ne me prononce pas, estimant que c’est à l’organisateur de faire un choix. L’autre coureur, dans un esprit sportif tout à son honneur, reconnait son erreur et accepte sans problème cette proposition. C’est vrai que se repérer et suivre le bon chemin fait partie des spécificités du trail (et je sais de quoi je parle…).
Je passe donc officiellement 3ème de l’épreuve.

Ensuite ma mère, Nath et les enfants nous rejoignent pour pique-niquer dans ce joli petit village. On attend la remise des récompenses à la terrasse d’un café. Petit tour sur la boite, puis retour sur Vourey pour préparer le retour au boulot après un bon et long week end famille (un de plus).

J’ai bien conscience que les circonstances de courses m’ont été favorables et que probablement je n’aurai pas dû monter sur ce podium, mais c’est comme ça, parfois ça joue en notre faveur, parfois non.
Je suis surtout satisfait, une semaine après un dur trail dans l’Oisans, d’avoir pu courir de cette manière.
A très bientôt !

Commentaires  

#3 Manu 30-08-2014 18:46
Je dirais même qu'on va commencer à sérieusement zieuter la première marche..
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#2 Pierrick 30-08-2014 14:28
Tout à fait d'accord avec Man... Quelles PERFS ! Fait gaffe, Max, à ce rythme, on va être déçu la prochaine fois où tu ne grimperas pas sur la boîte !!!
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#1 Manu 30-08-2014 10:16
Encore un podium... chaque semaine connaît son lot de performances hallucinantes, que de kilomètres avalés ces derniers temps... et avec quels chronos ! Chapeau, ô grand maître !
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