Trail de l'Oisans

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oisans2014
UNE AUTRE DIMENSION
 
Après les trails du printemps dans les vertes collines de Parménie, du Pilat ou des Monts du Lyonnais, j’ai complètement changé de monde en participant au trail de l’Oisans. De la Montagne, de la vraie. Ceci dit, comment pouvait-il en être autrement avec un nom pareil ? 

Le trail c’est convivial. Au trail de l’oisans la réputation de l’esprit trail n’est pas galvaudée. A 7h du matin, la course s’élance pour une longue matinée. Le début se fait en légère descente. Je me retrouve dans les premières positions avec 6 coureurs. L’un d’entre eux vient à ma hauteur et on commence à papoter. Il m’a reconnu car il se rappelle être venu visiter notre petite maison de St Jean de Moirans quand nous l’avions vendue. Son frère était triathlète et il se rappelle également m’avoir croisé sur des triathlons, notamment à Embrun en 2011, quand il accompagnait son frère. Bref on a bien échangé et les premiers kilomètres sont vites passés. Dès la première montée, il prend légèrement ses distances et me laisse avec mes cuissots un peu raides. Qu’importe un autre traileur se porte à ma hauteur et après s’être mutuellement rendu compte que nos allures étaient sensiblement identiques, on commence à causer. J’apprends qu’il est de la région stéphanoise, qu’il est l’organisateur du Pilat trail qui se déroule le week end suivant, et blablabla on a bien papoté. Très sympa. On restera ensemble pendant près de 20km ensemble. Puis lui aussi s’éloignera inexorablement durant la longue, très longue montée. Bon c’est quand même lui qui gagne la course donc respect ! Après je suis resté un peu seul, mais c’est bien aussi.

Le trail c’est varié. Ce trail nous a fait passer dans tous les terrains possibles et imaginables. Dans le désordre et en oubliant surement : des monotraces, des larges pistes forestières, des pentes raides et caillouteuses, de la boue bien profonde, des chemins couverts de 20 bon cm de feuilles mortes, un tout petit peu de goudron, des prairies aux herbes hautes et mouillées, des traversées de torrent (et pas qu’une…) de la neige (encore en bonne quantité à 2100m), du dévers, des sous-bois pleins de racines. Bref on aura tout essayé. Niveau paysage, on fut aussi gâté même si le ciel était plutôt couvert. Lac fourchu encore enneigé, passage au pied du Taillefer. Vue imprenable sur le Vercors, sur l’Alpe d’Huez. Y’a pire comme endroit pour faire du sport.

Le trail… c’est dur… Seulement 15 jours après le trail des coursières et 1 semaine après une belle sortie longue (5h) avec un ami dans l’optique des grands ducs de chartreuse, je m’attendais à ce que ce trail ne se fasse pas dans la facilité. Quand le parcours rend la chose encore plus corsée, ça devient costaud. La grosse difficulté se situait à partir du km 27. Puisqu’après nous avoir fait redescendre dans la vallée de Bourg d’Oisans (700m), les organisateurs avaient prévu de nous faire remonter jusqu’au plateau du lac fourchu à 2100m… la montée fut longue et raide. C’est là que mon 2nd copain (cf le trail c’est convivial) m’a décroché. Il avait des bâtons et j’ai pu me rendre compte de l’utilité de ses derniers lorsque l’effort en montée dure longtemps. Le reste du parcours ne fut pas non plus très simple, surtout la seconde partie.

Pour en revenir à ma course, et en étant bref. Après une mise en chauffe un peu lente, j’ai retrouvé des jambes correctes au bout d’environ 10km. J’étais alors en 5ème position. Au bas de la descente, je rattrape le 4ème un peu dans le dur. La remontée interminable sans bâton sera vraiment délicate. Mais c’est vrai pour tout le monde visiblement. Un peu avant l’arrivée sur le plateau, je rattrape le 3ème lui aussi visiblement pas dans un grand jour. Je ferai la fin de l’ascension et tout le tour du plateau en 3ème position. A mi descente, celui que j’avais doublé précédemment me rattrape. Je prends alors un véritable cours de « comment descendre d’une montagne en courant sur des sentiers raides en cailloux et traversés par des torrents ». Impossible de m’accrocher ne serait-ce que quelques secondes à son rythme. La fin du parcours est une longue montée pas très raide, mais avec la fatigue, il faut se faire violence pour essayer de continuer à courir. Je termine finalement ces 50km en 5h50min à la 4ème place (médaille en chocolat), à 19min du vainqueur et à 3min du podium. On m’annonce que je serai récompensé au classement par catégorie, mais il faut attendre jusqu’à 15h. J’ai envie de retrouver Nath et les enfants donc je file.

L’après midi se sont déroulés des courses pour les jeunes. Impossible de ne pas penser à Cap’tain Romain qui aurait surement fait briller les couleurs du B2T.

Désolé, j’étais seul sur le trail, le copain qui devait le faire avec moi, n’a finalement pas pu m’accompagner. Je n’ai pas fait de photos pour le site…

Commentaires  

#4 Z 30-05-2014 18:37
la montée du lac fourchu? raide? non! en marchant, avec des gros sacs on en avait bien ch$*¤. Félicitations, ça fait bien envie. peut-être ds quelques années...
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#3 Max 30-05-2014 17:33
Pierrick, je m'en veux terriblement d'avoir échoué dans cette quête au podium... :oops: Vraiment désolé. Je me console un peu en étant 2nd sur le classement de la catégorie Sénior... maigre consolation certes. ;-) biz'
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#2 MaN 30-05-2014 13:36
Pas mieux. MAXimum respect !
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#1 Pierrick 30-05-2014 08:46
Max, tu abuses vraiment... pas un B2T sur un podium ce WE. Franchement, il faut te ressaisir :lol: Comment être original ??? ENORME BRAVO, comme d'hab !!
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