Trail des Reculées

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Super week-end et drôle de course
 
Un an après le grand rassemblement du B2T à Lons le Saunier, l’affluence des traileurs du team était bien plus mince pour cette 12ème édition du trail des reculées.

Nous nous retrouvons le samedi après midi chez Marc & Martine avec Jacinthe, Fabien, Anatole et little queen ainsi que Clément. Fabien est engagé sur le parcours de 30km tandis que je suis inscrit sur la distance 44km. Après être allé retirer les dossards, Marc et Martine nous emmènent visiter leur nouveau bien forestier, tout à côté de chez eux : un endroit parfait pour pratiquer le trail. La soirée est bien entendu très conviviale. Nos hôtes ont été à l’écoute des exigences des sportifs puisqu’une grosse tambouille de pâtes nous attend.

Dimanche matin, mon réveil sonne de bonne heure pour le ptit dèj. Le départ de la course est à 7h30 et il faut prendre le temps de digérer un peu. Quand je pars de la maison, c’est Fabien qui se lève. Son départ est à 8h30. Petit échauffement dans les ruelles de Lons le Saunier sous une pluie fine qui s’arrêtera rapidement. Un sms d’encouragement de mon pote Yoan à 7h15, tout va bien, y’a plus qu’à serrer les lacets pour de bon. Le plateau de cette course est nettement plus relevé que l’année dernière, ce qui n’est pas pour me déplaire. La course n’en sera que plus intéressante… ou pas.

Le départ est donné sur l’avenue des arcades, encore désertes à cette heure de la journée (hormis biensûr les 265 coureurs du 44km…). Le départ n’est pas excessivement rapide et je reste dans le petit groupe de tête. Lors de la première grimpette vers Montaigu, je sens que les cuisses sont un peu raides, je fais malgré tout l’effort pour rester dans le groupe en me disant que tout ça va se délier au fil des kilomètres. La descente suivante est extrêmement glissante et le concurrent devant moi se prend une belle boite. Je l’aide à récupérer ses bidons et on repart un peu crispé. Sur la longue partie plane qui suit, je sens encore que les muscles sont dans le dur. J’essaye de faire la jonction avec les 6 coureurs devant moi mais je n’y parviens pas. J’ai une désagréable sensation de manquer de jus. Il reste beaucoup de distance à parcourir donc inutile de se griller maintenant. Tant pis je laisse filer à contre cœur et j’essaye de me mettre à un rythme moins « rapide » et plus soutenable. Je suis un peu déçu car en tête les coureurs ne galopaient pas non plus à une allure effrénée. Un concurrent me rattrape ensuite. On fera un bon bout de chemin ensemble. A mi-parcours il s’arrête au ravitaillement tandis que je décide de poursuivre. Je ne le reverrai plus. La seconde partie est un peu plus escarpée et les cuisses ne veulent toujours pas se mettre à une allure course façon « Parménie ». Au petit hameau de Sernu, situé après une belle bavante, tous nos supporters sont là pour nous encourager. J’affiche une mine des mauvais jours, un peu lassé par ce manque de plaisir sur une course au décor pourtant splendide. Il reste encore 14km. Depuis le début c’est la tête qui ordonne aux jambes de s’activer sans qu’elles en aient vraiment envie. Sur 44km, c’est un peu long mais l’aspect positif c’est que je fais un bon travail mental pour continuer à m’accrocher.
Les encouragements de Marc, Martine, Jaja, Anatole, Nath, Anouk, Fantin, Lison me font quand même bien du bien et puis malgré tout ça, je suis encore 7ème de la course. Dans la dernière grosse montée, le moteur commence à bien chauffer. Dans un petit moment d’inattention je fais un écart et je me prends les pieds dans un vieux barbelé situé au ras du sol. Je me perce même l’extérieur du mollet avec ses pointes rouillées. Ca saigne et ça gonfle instantanément. Super ! Ca picote un peu mais ne m’empêche pas de poursuivre.

Sur la fin j’essaye de tenir un rythme un peu soutenu pour éviter des retours de l’arrière. Une 7ème place dans ces conditions relève presque du miracle. La dernière ligne droite est aussi magnifique que l’année dernière et les supporters sont là. Anouk m’attend pour faire les derniers mètres avec moi. Temps final : 4h02. Bien au-dessus des 3h45 espérées. J’apprends que les deux premiers m’ont mis presque 30min dans la vue. Aïe, ça fait mal.
Marc avoue avoir été un peu surpris de les avoir vu passer aussi tôt à Sernu et surtout avec une telle avance. Il me dit qu’ils ont certainement coupés…ce n’est que le soir, en consultant les résultats définitifs sur internet que je constaterai qu’effectivement les 2 premiers n’apparaissent plus, ils ont été disqualifiés. Marc et sa science de la course avait vu juste !

Je suis donc 5ème de cette course. Vraiment étrange de faire un résultat pareil avec des sensations comme celles que j’ai eu tout au long de la course. Par rapport à l’année dernière, le parcours était nettement plus exigeant car cette année la boue était bien présente et les nombreuses dalles de pierres bien glissantes.

Fabien arrivera à son tour sur la ligne d’arrivée, bien éprouvé également par un parcours exigeant et peut-être un peu trop long au regard de son entrainement du moment. Il avait encore bien le sourire lorsqu’il est passé à Sernu, mais la fin a été pénible, les descentes un peu trop traumatisantes pour ses cuissots. Il gardera malgré tout un souvenir enchanté du décor dans lequel nous avons couru ce matin-là. Tout le monde est regroupé, on peut désormais rentrer chez Marc où un excellent repas et une fin de journée très agréable nous attendent.

Au Fay la vie est comme nulle part ailleurs...

  

Commentaires  

#1 @rno 25-04-2016 18:13
Il ne te va pas trop mal le t-shirt noir :-)
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