Trail du lac de Paladru

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paladru
Encore un belle épreuve à côté de la maison
 
Seconde édition du trail de Paladru. Au programme 3 parcours, 14km, 29km et 50km. Les trails avec plusieurs parcours, c’est comme les menus au resto, je préfère quand il y a entrée, plat, fromage et dessert… je me suis donc inscrit sur le 50km (avec 1700mD+). Je connais assez bien les chemins puisque que ce soit avec Jackot ou Yoan, j’ai un pas mal couru dans le quartier. D’ailleurs en parlant de mes 2 acolytes, ils sont aussi présents : Jackot en tant qu’organisateur de l’épreuve (à la baguette comme pour le triathlon) et Yoan, en reprise après une petite blessure, s’est aligné sur le 29km (gourmand mais raisonnable). Je peux aussi citer l’incontournable RV sur le 50km, accompagné de Lolo.

Sur le 50km, un joli plateau de coureurs est annoncé avec notamment Ugo Ferrari, Frederic Desplanches, Remy Marcel et Robin Lamothe. Ces noms ne vous disent pas grand-chose mais ceux qui suivent le trail dans la région grenobloise les connaissent bien. Ugo n’est rien d’autre que le champion de France espoir de trail 2014, et les autres ont des palmarès « intéressants ». Bon, ce qui me rassure un peu, c’est que chacun vient à Paladru dans le cadre d’une préparation pour une course plus importante, je vais donc compter sur un manque de fraicheur de leur part ;-).

Le départ est donné à 8h avec 3 petits degrés au thermomètre. La veille il a plu fort toute la journée. La course s’annonce donc froide et boueuse. Chic, on va bien s’amuser. Je me suis bien échauffé pensant que ça va surement partir vite. Et pas manqué, dès la 1ère bosse, un gars file devant. Je ne le connais pas. Je tente de rester avec lui mais il est vraiment trop rapide, donc je le laisse filer et je me rends compte que derrière personne n’a suivi. Je suis donc intercalé entre le fuyard et un groupe de 4 coureurs où tous les cités ci-dessus sont présents. Ils me rattrapent au bout de 6km environ mais tout le monde reste derrière moi. Sur une partie découverte, je ne vois pas le premier. Il a déjà pris une sacrée avance. Je demande dans le petit peloton si quelqu’un le connait, mais non. Donc soit c’est un kamikaze qui va exploser en vol, soit c’est un super costaud anonyme. Dans une montée bien raide suivie d’une longue pente plus douce je me détache avec Robin Lamothe. On prend le temps de papoter un peu, quand on voit soudain arriver un gars avec une allure plus élevée que la nôtre. Il s’agit de celui qu’on croyait être en tête. En fait il s’est trompé à une bifurcation au 4ème km, donc depuis ce temps-là, c’est en fait nous qui étions en tête… mince on n’a pas assez apprécié l’instant présent. Il parait un peu « speed » (mot assez approprié) mais quand on lui dit qu’il n’y a personne d’autre devant, il se détend et ralenti son allure pour rester avec nous. Lui aussi s’appelle Lamotte (orthographe différente) c’est un militaire du régiment des chasseurs alpins de Varces, qui ma foi galope plutôt bien. D’ailleurs on ne galope pas assez vite pour lui donc il ne s’attarde pas trop non plus. Ciao l’ami.
Au ravito du 20ème km, Robin éprouve le besoin de faire une petite pause rafraichissement. Je continue donc sans lui. Il reviendra sur moi avec un autre coureur quelques km plus loin lors d’un franchissement d’un parc à vache, avec les vaches à l’intérieur. Concept original que de mélanger l’esprit trail avec celui d’interville. La vachette nous fonce dessus, je suis obligé de sauter dans les orties, ça picotte les mollets… A la sortie de l’enclos, certainement perturbé par cette montée d’adrénaline on se trompe de chemin et on finit au milieu de coupes de bois… pas de rubalise, donc demi tour, quelques minutes de perdues et aussi quelques places. Je perds un peu de terrain et me voici relégué à la 7ème place. Je râle un peu mais une longue montée me redonne l’envie de refaire mon retard, c’est parti. Je reprends rapidement mes compagnons de déroute plus un autre coureur et au sommet de la côte j’aperçois Remy et plus loin encore Ugo.
Pas de panique il reste un peu plus de 20km à ce moment là, rien ne sert de trop forcer l’allure. Je mettrai donc quelques km pour revenir sur eux et à l’abord de la raide montée de la tour de Clermont je suis repassé 2nd. Ouf ! Mais Remy et Ugo sont de sacrés clients et je ne m’attends pas à ce qu’ils me laissent partir comme ça. Remy semble un peu dans le dur mais Ugo s’accroche bien. Un peu distancé à la tour, il profite de la descente et de mon moment dégustation de barre sans gluten bio pour revenir. On attaque donc la dernière grosse difficulté ensemble. Je sais très bien que si je suis avec lui aujourd’hui, c’est parce qu’il n’est pas très en forme, sinon il serait bien loin devant. J’attaque donc la côte de façon rythmée, je vois qu’il lâche doucement. Au sommet, le trou est fait mais il reste encore 8km très roulants. C’est là qu’il faut serrer les dents et faire comprendre que je ne céderai rien du tout. L’écart n’est pas très grand mais il reste stable. Je relance à chaque fois que je le peux. J’ai la chance de connaître parfaitement la fin du parcours et quand arrive la dernière descente avant les 2 derniers km tout plats.
Je lâche les chevaux. Cette fois, c’est sûr il ne pourra pas revenir.

Malgré tout je termine aussi vite que possible, des fois que… je passe donc la ligne en seconde position en 3h52. Pour info le premier a légèrement flanché sur la fin mais son avance était confortable. Je retrouve sur la ligne Yoan qui s’est imposé sur le 29km ainsi que pas mal de copains.

C’est toujours sympa de courir en terrain connu. Je file sans tarder à la maison car on a des invités… je reviendrai faire un saut dans l’après-midi pour la séance podium, récompense, photo et surtout voir les copains.
RV a bien géré sa course, Lolo aussi. De bons augures pour les prochaines échéances.
Il a fait froid mais on s’est bien amusé.

  

 

Commentaires  

#1 martine joannin 29-05-2016 08:16
Et pas de maman Danièle et papa André dans le rôle de Simone Garnier et Guy Lux pour la séquence Vachettes ????? Seuls les plus de 50 ans me comprendront.
Bravo Max
Martine
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