La Christolaise

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La Christolaise
 
Saint Christophe en Oisans, pays natal de Pierre Gaspard le premier vainqueur de la Meije, Saint Christophe et son hameau mythique de la Bérarde, point de départ des grandes courses dans les Ecrins, Saint Christophe et « La Cordée » le café historique et littéraire depuis 1907, …. Saint Christophe et son trail La Christolaise !

Il faisait bien frisquet ce matin du 7 août sur les rives du Vénéon.
Maxime qui court sous les couleurs Terre de Running est inscrit sur le 22 kms - 1700m de D+.
Moi qui cours sous B2T je m’inscris le matin même pour le 12 kms - 830 m de D+ ; surprise, au moment de l’inscription je me vois attribuer le dossard n°8, je suis donc le 8° inscrit, chance unique de finir dans les dix premiers ; heureusement d’autres arriveront ensuite et finalement nous serons 85 à effectuer le petit parcours.

La Christolaise est une course modeste par son nombre de concurrents, mais grandiose par son parcours ; elle se déroule dans un vrai site haute montagne sur les chemins de l’Oisans et des Ecrins ; de plus l’ambiance est extrêmement chaleureuse et bon enfant.

Ceux qui connaissent apprécieront : le 12 kms démarre du Plan du Lac pour monter directement par des nombreux lacets jusqu’au hameau du Puy et au Miroir des Fétoules ; descente le long du torrent du Diable, remontée au Puy, retour au départ par les mêmes lacets… et encore ce n’est rien quand on sait que le 22 kms, fait le même parcours en rajoutant tout simplement un aller-retour au refuge de l’Alpe du Pin de l’autre côté du torrent!

Je fais une course tranquille sans jamais me retrouver dans le « rouge », prenant vraiment du plaisir à courir – ou marcher ! – dans ces paysages que j’avais déjà arpentés en randonnée ; je cours le plus souvent avec un grand hollandais de 2 ans mon cadet, je monte un peu plus vite que lui, mais ses grandes jambes sont plus efficaces lors des descentes, et comme la fin de course est une longue descente il me distance de 36 secondes à l’arrivée. Sympathique et mystique, il me confiera qu’il aime bien ces efforts « qui permettent la méditation », j’avoue que je n’y avais jamais pensé !

Avant d’attaquer cette descente justement, je me fais doubler – et laisser sur place – par Max qui parti une heure plus tôt est proche de boucler son périple. Sa course terminée il viendra à ma rencontre pour m’aider à avaler les derniers hectomètres.

Nos performances maintenant : Max termine 4° ex-æquo sur 88 participants en 2h47 ; il est le premier HM1 (Master 1, c’est comme cela que l’on appelle les vétérans maintenant, avouez que c’est plus flatteur !) ; à titre de comparaison le dernier a mis 6h05.
Personnellement mon but était d’avoir au moins 20 concurrents derrière moi, mission accomplie puisque je termine 61° sur 85 en 2h01 ; à titre de comparaison toujours, le premier a mis 1h06, c’était un jeune éterlou.

Une belle course, dans un bel écrin, à 13heures nous sommes à Vourey, les pieds sous la table, avant une bonne sieste.

 

 

Commentaires  

#2 André 04-09-2016 10:19
Au début dans mon texte, j'avais écrit "... comme un jeune lièvre";et puis à la réflexion j'ai remplacé lièvre par éterlou.
Ce n'est pas pour faire savant, c'est simplement que nous étions en montagne et que l'éterlou est un jeune chamois mâle; un jeune chamois femelle est une éterle.
De nombreuses pistes de ski portent le nom de "Eterlou"
André
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#1 Jipé 02-09-2016 21:37
Est-ce-que les 'éterlous' (kézaco?) méditent en courant eux aussi ????
Master... pour moi il y a belle lurette que Maxou en est un !!

Des bravos et des bises
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