La nuit des Cabornes

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La nuit des cabornes
 
Alors que, pour une histoire de licence, je me voyai refuser l'héritage d'un dossard pour mon premier triathlon format "M" à Aix-les-Bains, je me suis rabattu, ce 9 septembre, sur une course nocturne dans les Monts d'Or, histoire aussi de recharger la frontale qui dort dans un tiroir depuis bien trop longtemps.

Julien, collègue triathlète également frustré de compétition ce WE, m'a donné rendez-vous sur son terrain de jeu des Monts d'or. Mais le RDV est raté et le covoiturage n'aura pas lieu, je prends donc sans lui le départ, au milieu d'une foule joyeuse de 700 participants. Il est prévu de pouvoir choisir, au 17ème km, entre les 25km ou de doubler la mise pour tenter les 50. Inutile de préciser qu'à l'occasion de cette raisonnable reprise, mon choix est déjà fait. Les 1300m de D+ annoncés me suffisent aussi amplement.

Sur les flancs de la Demeure du Chaos, un groupe reprend les Beatles pour chauffer l'assistance. Autant dire que ça commence bien!
Avec en tête l'entêtant refrain d'Helter Skelter, les premiers kilomètres se feront pourtant à une allure très modérée, car très vite la route laisse place à des sentiers plus étranglés qui vont nous emmener autour de la base militaire du Mont Verdun (ou Jean-Paul accomplit son service militaire!) et de son célèbre radar sphérique, dominant la colline et les lumières de la ville de Lyon.
Cette impressionnante silhouette fantomatique apparaîtra souvent, au détour d'une clairière ou d'une sente dégagée, dans un décor aux couleurs lunaires.

Dans la première ascension, je talonne un concurrent aux couleurs amies : j'échange quelques amabilités avec mon coéquipier (et théorique covoiturier) retrouvé, avant de le perdre de nouveau. Il a forcé sur son vélo à l'occasion de cette rentrée et ses jambes sont un peu lourdes.

Les miennes vont pas trop mal, et je me rappelle au plaisir des sorties nocturnes des débuts, et des Saintexpress passées.
L'organisation n'est pas étrangère à ces sensations plutôt sympathiques : le parcours rallie les "Cabornes", petites cahutes de pierre -dûment éclairées aux lampions- qui flanquent les collines des hauteurs de Limonest, Saint Romain… Le long du chemin, des ambiances mystiques évoquent Brocéliande, une joueuse de flûte traversière fait résonner son instrument au sommet d'un escalier rappelant le mont Wutang, l'immersion dans ces ambiances est bien sentie.
Ces petits "à-côtés" me rappellent un peu le désormais légendaire trail de Rioz (en moins bien, faut pas déconner).

Malgré quelques débuts de crampes dans les derniers hectomètres, je franchis la ligne d'arrivée avant minuit, mon objectif symbolique.
Après cette course visant à renouer avec des sensations de course nocturne trop longtemps délaissées, je reprends la voiture et rentre, bien fourbu en ce vendredi soir: la semaine se termine bien...

 

 

 

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