La foulée de Crossey

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La foulée de Crossey : un duo de Max
 
La foulée de Crossey, trail incontournable de la région avec notamment ses courses pour enfants de la petite section de maternelle jusqu’au CM2.

Cette année, pour les adultes, l’organisation propose un 8km, un 14km et un superbe parcours de 30km avec pas loin de 1300mD+. De quoi s’en mettre plein les guiboles. Je suis accompagné pour ça de pas mal de potes qui entament leur prépa SaintéLyon. Pour ma part je termine un bon cycle d’entrainement en vue de l’endurance trail des templiers (une jolie petite trotte de 100km à travers les causses autour de Millau le 21 octobre).

L’objectif de cette course est donc de mettre le plus de vitesse possible pour valider le travail effectué. Je suis bien aidé en cela par quelques jolies cylindrées régionales.
Le départ est donné à 8h du mat’ par une température bien fraiche, mais le ciel dégagé annonce des conditions de course idéales. Départ assez rapide mais pas trop non plus. Je me place devant en compagnie de Jonathan Rouquairol tandis que Max Laurent et Bruno Despinasse nous suivent de près. Derrière, tout le monde est à la queueleuleu (comme dirai Bézu) et suit sans trop de problème ce rythme de début de course sur un chemin tout plat.

Sur le premier single, Jonathan accélère légèrement le rythme. Je reste calé dans sa foulée, mais les jambes sentent passer le changement soudain d’allure. Lors d’un virage à presque 180°, je me rends compte que cela a fait des dégâts, puisque seulement 4 autres coureurs sont derrière moi. A l’amorce de la première montée, Jonathan, chaud comme la braise, maintien une allure soutenue. Le souffle s’accélère, les cuisses et les mollets rougissent mais je m’accroche. Cette fois le trou est fait, il ne reste plus que Max derrière moi. Je cède un peu de terrain avant le sommet de la première bosse mais je recolle immédiatement. Je connais un peu les 2 « lascards » qui m’accompagnent et je suis bien content d’être avec eux. Max est du style à gagner à peu près toutes les courses auxquelles il participe tandis que Jonathan est un raideur avide de sport nature et le pied sportif et montagnard. La descente qui suit est technique. Max cède un peu de terrain et sur la fin Jonathan me distance un peu. Max me rattrape finalement assez vite et me dépose pour revenir sur jonathan. On attaque immédiatement la seconde grosse bosse. Les 2 ont pris une bonne centaine de mètre d’avance. Je n’arrive pas à revenir à leur hauteur. Je crains même de les voir définitivement s’en aller, mais à la faveur de la longue descente suivante je reviens finalement pour former à nouveau le trio de tête. Sur la partie plate qui nous mène au pied de la dernière bosse, je me place en tête pour courir à mon rythme. Cela semble leur convenir. J’attaque donc la dernière montée suivi de très près. Alors que je m’attends à être à nouveau distancé, je m’aperçois que Jonathan et Max restent sagement dans mes pas… Ca me va même si je me doute un peu qu’ils récupèrent avant la dernière partie assez « roulante ». finalement au sommet de la bosse j’accélère et je me rend compte qu’ils mettent un peu de temps à revenir. J’attaque donc la grande descente assez vite. Puis franchement à bloc dans un passage un peu technique. Jonathan qui a fait une courte pause au ravito pour boire n’arrive pas à revenir et Max ne rentre sur moi que dans la petite montée qui suit. Max est normalement plus rapide que moi donc il faut à tout prix que j’évite le retour de Jonathan. Je relance aussitôt sur le plat puis sur un single en toboggan. Max est bien calé derrière. Dans la dernière partie descendante Max passe devant et allume encore un peu plus… ça devient dur pour moi de suivre mais Jonathan semble avoir définitivement disparu. Plus que 2km, d’abord en montée puis du plat sur 1,5km environ. J’attaque cette dernière partie avec 15 – 20m de retard sur Max. C’est peu mais impossible de combler le trou. Je suis au taquet. Finalement je me rapproche doucement à la fin de la partie montante, mais il relance sur le plat. Aïe ça fait mal de partout. Je ne lâche pas et les VTT ouvreurs nous encouragent vivement. J’arrive à me mettre dans sa foulée mais je crains de sauter définitivement s’il accélère encore. Virage à 90° pour rejoindre le bitume et la dernière ligne droite de 500m. Je fais l’effort de passer devant au cas où il soit aussi au taquet. Je relance désespérément. A 50m de la ligne il revient à ma hauteur et me propose de finir ensemble. Quelle bonne idée ! d’autant que la ligne d’arrivée se situe juste après un virage à gauche pas facile à négocier. Nous passons finalement la ligne d’arrivée main dans la main et c’est certainement la plus belle issue qu’on pouvait donner à cette course au cours de laquelle on n’a pas réussi à se départager malgré une belle bagarre de 2h19. Jonathan arrivera 3min plus tard. On se congratule. Nous sommes tous les 3 contents de s’être bagarré de la sorte. Merci les z’amis pour cette si belle course. C’est comme ça que le sport est beau !

Il me faut bien quelques instants pour retrouver mes esprits et rejoindre Nath et les enfants pour LEURS courses. Première à partir avec le groupe des grandes sections, Mlle Lison : 400m au programme. Très belle course de sa part, bien concentrée et appliquée, elle double plusieurs coureurs dans les dernières dizaines de mètre. Il n’y a pas de classement pour les maternelles mais elle se place facilement dans le TOP 15 sur 40 enfants. Au tour de Fantin et le groupe de CP avec 800m à effectuer. Notre Fantinou n’est pas bien réveillé, pas échauffé, ni bien motivé. D’ailleurs une petite vidéo sur le site de la course le surprend en train de bailler copieusement à quelques secondes du départ. Départ donc prudent, limite petites foulées façon footing tandis que les premiers partent à toute allure. Mais ce départ diesel est en fait une tactique de progression de vitesse. Il accélère progressivement et rattrape pas mal de « grillés » pour terminer finalement 7ème sur 37 à quelques secondes du podium. Bien joué. Dernière à courir avec le groupe des CE2, la grande Anouk. 1km à parcourir pour elle. Anouk n’est pas une fan inconditionnelle de la course à pied… oui mais là, il y a un jus d’orange et un pitch à l’arrivée, donc ça vaut le coup de se saigner un peu. Et elle va le faire plutôt pas mal. Notamment sur la fin, bien encouragée par son frère et son père qui courent avec elle. 25ème sur 43. Bien joué aussi !

La journée se poursuit avec tous les copains pour un apéro qui se terminera à 17h… il ne reste plus qu’à se mettre en pyjama. Encore une magnifique journée !

 

Commentaires  

#1 joannin martine 25-01-2017 21:49
Après le grand père, le père, voici la 3ème génération de Besace runner. Cà promet de belles soirées à suivre vos exploits, pendant des années (bien calée au chaud devant mon ordi)

Bravo à tous, petits et grands !

aunt' Martine
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