Le festival des Templiers

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templiers
« L’endurance trail des templiers inside » ou comment vivre la course de l’intérieur...
 
Vendredi 21 octobre :
2h30 du mat’.
Bip bip bip… oui c’est bon je t’ai entendu, si tu crois que je dors ! bon sang ça caille dans cette tente. Allez tupperware de ptit dèj et je m’habille… Brrr il fait trop froid pour s’habiller ici je vais aller le faire dans les sanitaires du camping.
Mais c’est pas possible qu’il fasse aussi froid, short + tee shirt, c’est bien beau de faire le guerrier mais je vais réveiller tout le monde à force de claquer des dents. Quoi ? tu dis qu’il fait 3° ? merci l’ami, là c’est décidé j’enfile le coupe-vent.
Allez, on se réchauffe, check up des affaires ok, ne pas oublier les bâtons. Je vais au départ en courant. Je pars pour 100km alors je peux bien faire 500m de plus en trottinant.
Hihihi, ils sont drôles tous avec leurs bonnets et leurs gants... oh les gars il va faire beau aujourd’hui et accessoirement on va courir. 1300 personnes à 4h du mat’ dans un froid pareil pour aller courir 100 bornes… c’est beau !
Bon, pas de bêtise, ça sert à rien de faire le costaud et de se placer en 1ère ligne, partir comme une brute et se griller tout seul. Reste là tu es bien.

4h15.
3, 2, 1 allez zou c’est parti pour une magnifique journée !... mince y’a un groupe de 20 coureurs qui semble se détacher. Bon tant pis j’accélère pour les rejoindre c’est peut-être le bon wagon…
Oh mais ils courent vite devant…
Ah enfin je rentre, mais ils sont moins nombreux que prévu. Y’a qui sont partis encore devant ? et ben tant pis.
5h du mat’, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte… le causse.
Plutôt technique cette première descente, j’y vois rien avec cette frontale, je vais éclairer plus fort… ouuuuups j’ai pas dit éteindre… Miracle je suis encore debout.

1er Ravito : Bonjour tout le monde, désolé, je ne fais que passer, un ptit verre de St Yorre : Ca va fort !
Salut l’ami, tu viens d’où ? de Bretagne, sympa, moi de Grenoble. On va peut-être faire un bout de chemin ensemble. Et ça papote, bla bla bla bla…
Tu t’arrêtes pour une vidange, je continue tu finiras bien par me rattraper… ou pas (héhéhéhé).
Joli le gros rocher tout là-haut. Eclairé comme ça en pleine nuit, c’est magnifique. Tiens mais on se rapproche de ce rocher… ah ben voilà cette fois je suis sur le gros rocher.

2nd Ravito : Le breton ne m’a pas rattrapé, tant pis. Bonjour, vous avez de la St Yorre ? Ca va toujours fort !
Belle ascension en perspective s’il faut monter là-haut. Je ne vois personne devant, ça a filé rapidos. Et derrière ? Personne non plus. Bon, tu es tout seul, profite.
« Oh un « terre de running » ça fait plaisir », hein quoi ? tu sors d’où, comment t’as fait pour me rattraper aussi vite ? « terre de running de quelle ville ? » Grenoble et toi ? « St Etienne », ah ben figure toi que je suis originaire de St Etienne. « magnifique, le bessat pour s’entrainer ». oui, désolé mais si tu veux papoter avec moi faudra ralentir un peu. Bon vas-y file.
Tiens il a pas l’air français celui-là. Habla espagnol moi ? si of course soupa lognon y crou ton… tiens d’ailleurs c’est bientôt le 3ème ravito.

3ème ravito : bonjour, vous pouvez me remplir ces 2 flasques SVP ? Vous avez de la St Yorre ? oui ça va fort.
Vamos amigo, ça va grimpos !
Et ça monte, et ça descend, et ça monte et ça…tiens un peu de plat, dur dur de courir sur le plat. Je ne suis plus habitué.

4ème ravito : bon, je suis un peu rincé, j’ai soif, j’ai faim donc je profite un peu des bonnes choses… Mince l’espagnol qui arrive déjà, je pensais l’avoir distancé. Tant pis pour le festin, je repars.
Chic à la fin de cette interminable descente, c’est la Roque Sainte Marguerite où les enfants, pipa, mima, Gé et Michel, Tatie et Marcounet, bref toute une horde de supporters, m’attendent. T’enflamme pas… oh et puis si enflamme-toi un peu ! Youhou c’est moi j’arriiiive, merci pour les encouragements.
Allez je profite de cette euphorie pour enchainer avec une belle montée. Je ne vois plus l’espagnol derrière moi, il a dû taper dans la sangria au ravito.

5ème ravito : je suis bien, je suis chaud, je ne traine pas trop. Remplissage des bidons, un peu de St Yorre et de coca… tiens il y a aussi de la bière sans alcool… oui, mais non. Mais qui vois-je ? L’espagnol ! il a l’air frais le bougre, et en plus il me fait un petit signe comme pour me dire que tout va bien. Bon je repars.
Woaah superbe la vue sur le viaduc, et cette petite vallée dans laquelle on descend… c’est bientôt la fin. Ah non, mince ça remonte.
Cette fois, ça descend dans la vallée… ah non toujours pas, ça remonte et plutôt raide.
Bip bip…C’est qui ce speedy gonzales qui vient de m’enrhumer ? Tiens j’ai cru voir un espagnol… regarde le bien, c’est la dernière fois que tu le verras.
Enfin la vallée, allez plus qu’une grosse montée. La plus dure, longue, raide etc… dis tu ? je m’en fiche c’est la dernière !
Tu montes comme tu peux et après tu accélères.
Enfin en haut, allez maintenant c’est plat, tu peux courir… j’ai pas dit marcher j’ai dit courir… allez tu cours ou bien ? voilà ça fait un peu mal jusque derrière les oreilles mais une fois lancé, ça va.

6ème et dernier ravito : RAS, ST Yorre, Coca, Banane
Tu vois la ville tout en bas ? c’est Millau mon ptit gars. Alors tu assures cette descente raide et glissante, c’est pas le moment de se mettre une vilaine boite. Pratique les bâtons, je me sens plus à l’aise en quadrupède dans cette pente.
Allez Maxou, ça sent drôlement l’écurie… plus que 2km, tu peux tout lâcher.

C’est la fin, je vois mon père, ma mère et les enfants. Anouk et Fantin passent la ligne avec moi. Les jambes s’arrêtent net ! plus rien dans les jambes. Ca fait mal. 12h13 pour ce périple. 12ème place au scratch et 3ème V1 derrière Seb Chaigneau et Fred Desplanches, je suis flatté.
Le retour au camping car se fera doucement mais surement. La nuit dans la tente sera encore fraiche mais plutôt bonne. Tout comme le p’tit dèj du lendemain au chaud dans le camping car de Michel et Gé. La journée de samedi, en compagnie de Yoan dans cette grosse ambiance de trail, et la course de mon père (cf son CR), sera un très bon souvenir. Pas mal de têtes connues.

Un grand merci à Gé et Michel, Anne-Marie et Marcounet, mes parents, Anouk, Fantin et Lison pour ce très bon week end. C’était frais mais très sympa.
Cette année encore, j’ai été très longtemps accompagné par David mon copain Aveyronnais. Il m’a bien boosté quand j’en avais besoin. Grâce à lui, mais sans lui, cette course aura toujours un parfum particulier.
Un petit clin d’œil à mon pote Yoan avec qui on a passé une belle journée de samedi ensemble. Il était venu pour faire un truc sur la course de 63km, l’intégrale des causses, mais ses jambes n’ont pas voulu suivre. Tant pis, ce n’est que partie remise, car les templiers ont un goût de reviens-y !
Et s’il devait y avoir un mot de la fin : « Vive le chauffage dans les camping-cars ! »
 
MAX

 
« Le B2T au Festival des Templiers de Millau »
 

Pour qui aime le trail, le festival des Templiers à Millau est assurément la fête à ne pas manquer ; avec pas moins de 14 épreuves différentes, ce sont 12000 coureurs qui participent à ce qui est un des plus grands rassemblements au monde.
14 épreuves depuis le Kinder Trail de 1,5kms jusqu'à l’Endurance Trail de 100 kms en passant par le marathon des Causses, le trail du Viaduc … et bien sûr la course reine, les Templiers.
Dans la ville, l’ambiance est toute entière tournée vers la course, vers le sport ; le jeudi on croise des groupes alertes, fringants, équipés des derniers équipements Kalenji ; le samedi , après le 100 kms on les retrouve raides, boitillants ; par contre les concurrents du dimanche sont encore tout frais.
Nous avons passé trois jours dans cette ambiance chaleureuse – le temps lui l’était moins, le matin il faisait tout juste 5° dans le camping-car – avec Maxime et sa petite famille, et avec nos copains Soulas (Marcounet et Tatie) et Thizy (Michel et Gé ) ; ce sont de vrais copains et en plus ils ont des camping-cars chauffés !

Je laisse à Maxime, le soin de raconter sa course ; en délicatesse avec un genou le mardi, il enfile le vendredi, 100 kms en 12h13 ; il termine12°/943 arrivants, et monte sur le podium des V1H. Chapeau !

Quant à moi, bien plus modestement je m’aligne sur la VO2, une course de 17 ou 18 kms (les infos varient ) avec 640 m de D+ ; nous étions inscrits depuis longtemps avec mon copain Marc, c’était un peu le but de la saison, le couronnement de l’année, malheureusement deux vilains caillots dans le mollet, l’ont forcé au renoncement ; je partirai donc seul… enfin seul au milieu des 900 concurrents !
En quelques mots, le parcours : 2 kms de route plate pour l’échauffement, la montée au sommet du Causse Noir (la presque totalité des 640 m de dénivelé ), long tracé sur le Causse alternant des layons bordés de buis, des chemins forestiers, des sentiers surplombant le Tarn … à Pouncho d’Agast dominant Millau commence une longue descente étroite, raide, glissante qui fait même un passage surprise dans une grotte avant de plonger sur l’arrivée.
Un vrai parcours de trail bien différent de ce que nous faisons dans le Pilat ; dommage qu’il faille sans cesse regarder ses pieds, délaissant ainsi les paysages magnifiques, mais après tout nous sommes en course pas en balade !

Tout au long du parcours mes sensations sont agréables, la température est bonne ; pris dans le gros du peloton, j’ai effectué la montée en marchant ou trottinant sans jamais être dans le rouge ; sur les parties plus roulantes, je double, je suis doublé, peu m’importe je cours vraiment pour le plaisir ; ce qui m’a permis de terminer finalement tranquille.
A l’arrivée tout le fan-club est là, et les « Allez pipa » méritent bien un petit sprint.
Je me classe 517° sur 860 arrivants en 2h24mn58s ; bien sûr le premier me met plus d’une heure dans la vue, mais en regardant derrière, le dernier est à 1h20 derrière moi .
Belle expérience que cette fête du trail, il a juste manqué quelques degrés la nuit...
 
ANDRE

 

 

Commentaires  

#3 joannin martine 25-01-2017 21:38
Chapeau bas aux preux chevaliers !!!!
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#2 Anne 13-11-2016 13:37
Quels beaux compte-rendus! Quel magnifique WE! Bravo à Maxime pour son ÉNORME performance! Et bravo à Tonton Besace, surtout qu'il a couru avec un doigt presque cassé.... Et bon rétablissement à Marc : quand il va reprendre la course, il va nous mettre minable!
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#1 MaX 07-11-2016 19:59
Et dans la Besace Trail Team, je voudrai Messire Godefroy de Montmirail et Messire Bayard le chevalier sans peur et sans reproche !

EXCELLENT MaN !
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