Trail des Coursières

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Coursières hivernales 2017
 
Traditionnellement,  les Coursières Hivernales sont une belle manière de débuter l'année naissante en rassemblant du Besacier sur les chemins gelés des Monts du Lyonnais.
Petit hic, pour cette édition,  Max, qui d'habitude ne vient pas pour rien et renâcle à repartir sans être monté sur un podium, reste cette année au chaud pour ménager sa monture (son genou, en fait) car il veut voyager loin.
Les espoirs reposent donc sur Pierrick, qui aborde l'événement plutôt bien préparé, et gonflé à bloc par son statut renouvelé de tonton: le petit Lenny est fraîchement débarqué pour le réveillon... Bienvenue à lui et félicitations à Jayde et Simon!
Tout à sa joie, Pierrick vient courir, pendant les fêtes, sur les hauteurs aveizoises, en compagnie de l'ami Jordane, mais une douleur croît dans une jambe : quelques jours et une sortie aux urgences plus tard, une "tendinopathie du long fibulaire" (pas "tibulaire", mais presque) est diagnostiquée. A vos Vidal, c'est la tuile... Repos forcé pour quelques semaines... Courage, et bon rétablissement,  cousin!

Le fait est là : il n'y aura pas, à proprement parler,  de "Besacier" sur les Coursières cet hiver. Y des traditions qui se perdent, j'te jure.
Attention, si les coureurs sont décimés, au niveau du staff, chez ATOS, ça s' active: Yves brave le froid en mode grand reporter, et Joëlle distribuera des soupes à ceux et celles à qui elle aura distribué des dossards à tour de bras la veille. Nanou et Jean-Paul, bien emmitouflés,  ont établi leur campement habituel au ravito de St André-la-Côte.

Côté course, je m'élance donc cette année sur la version 30km pour porter au mieux les couleurs familiales.
En matière de sparring-partners, par contre, y a de quoi faire: que de têtes connues au départ! Z est évidemment aux avant-postes, mais je vois aussi les frangins Richard et Seb, Gibus, Pat, plusieurs Nico, pas mal de collègues du TCML... Ca va être cooool! Entendez par là qu'il va faire frais: les jours précédents on a enregistré des -15 degrés sur nos crêtes!
On s' y jette donc vaillamment,  avec 650 autres concurrents. Comme prévu,  malgré un nouveau petit raidillon dès l'entame visant à désengorger les embouteillages de début de parcours,  les 8 premiers kilomètres (jusqu'au 1er ravito et la séparation entre le 15 et le 30) sont assez roulants. La foulée est mécanique,  les genouillères sont prêtes car les tendinites ne sont jamais loin en ce moment.
Je suis un petit groupe où j'ai Z en point de mire, l'allure est soutenable, je fais gaffe aux appuis sur ces chemins gelés (je préfère ça à la boue décrite l'an passé).
Au 13ème km, pile-poil, et sans superstition aucune, le genou gauche, comme je pouvais m'y attendre, tire d'un coup la sonnette d'alarme: je dégaine l'orthèse prévue à cet effet: la deuxième partie de la course (pas la plus facile!) s' annonce douloureuse, mais cela restera supportable.
Dans le descente du célèbre bois d'Arfeuille, je vois un groupetto ayant perdu la trace remonter de cette embuscade. Quand ils rallient la rubalise, je suis passé devant eux. Z fait partie de ce petit groupe. Sans ce fait de course, je serais sans doute resté 30 secondes derrière longtemps: je finirais finalement devant.

Une petite halte au ravito parental, mais sans s' attarder car la moindre halte rend difficile toute relance au niveau du genou, et puis le froid se montre d'autant plus mordant qu'on redescend dans les tours. En grimaçant un peu, je termine cette fin de parcours réputée ardue: je savoure les parties abruptes en hors-piste, l'escalade au milieu des rochers sous le Signal (je me souviens de Z, l'an dernier, parlant de ce tronçon comme un vétéran du Viêtnam se remémore quelque atrocité)...
Ensuite, longue redescente sur St Martin. Mes sourcils s' ornent de petites perles blanches et ma barbe est elle aussi un gros bloc de glace, tel Jean-Louis Étienne en expé arctique. Je vois aussi que mes cuisses, pourtant bien réchauffées depuis le temps,  ont viré au pourpre.

J'arrive au gymnase assez satisfait,  à ma grande surprise devant les potes énoncés au départ,  et dans un chrono assez proche de l'objectif du jour, pour cette première. Tous arrivent sur mes talons (le tir groupé!), un par un.
On débriefe rapidement sur les difficultés rencontrées sur cette édition, sur la purée de pois,  sur la beauté sauvage de nos contrées que les amis d'ATOS auront su, une fois encore,  sublimer. Je déplore de ne pas croiser les amis Laurent et Tim, alignés sur le 15km: ils sont déjà rentrés au chaud et ce n'est que partie remise...
Pierrick est là aussi, il ronge son frein et accompagne Yannick et Christophe, ses potes doubistes qui nous donnent rendez-vous en avril à Rioz...

Enfin,  je rentre rejoindre Marion et Romain à Chazelles faire une petite hypothermie, puis une petite hypoglycémie,  et une hypersieste.
A bientôt pour la version estivale avec plus de cousins (dont Max sur l'ultra?), et bonne année 2017 le B2T!

  

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Commentaires  

#1 MaX 11-01-2017 21:08
Températures < 0, purée de pois, chemins gelés, etc... et pourtant ça fait envie. C'est l'effet des coursières, c'est quand on n'y est pas qu'on sait ce qu'on manque. Bravo en tous cas à MaN et Z pour s'être alignés sur le 30km et de s'être fort bien comportés.
Si le mollet (et non pas le genou...) me laisse tranquille, je serai au départ de l'ultra au printemps.

Bonne année à tous et surtout à Lenny le ptit Wallaby de la famille !

Max.
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