Tullins

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Retour aux affaires

Que ce fût long... Embêté tout l’hiver par une blessure au mollet, j’ai dû arrêter de courir après la saintélyon et ce jusqu’à début Mars… autant dire une éternité. Des séances de kiné à gogo couplées, heureusement, à un peu de natation et quelques sorties de vélo tranquille m’ont permis de ne pas finir comme un loukoum. C’est donc avec une motivation de cadet que j’ai repris progressivement, et difficilement (surtout pour les muscles), l’entrainement. L’objectif, encore incertain, étant d’être prêt pour l’ultra des coursières mi-mai.
Ce dimanche 26 mars est programmé ce cher trail de Tullins. 3 semaines après la reprise sérieuse, cela me semble un peu hâtif de m’inscrire même si la distance est passée de 37km à 28km pour l’épreuve longue. Mais comme les sensations reviennent petit à petit et que surtout un maximum de copains sont inscrits je finis par craquer et valider mon inscription.

Arrivé donc sur place en cette belle matinée, je retrouve plusieurs voisins Voureysiens, des potes de Trialp, quelques collègues de boulot également, mais aussi quelques belles pointures du trail local. Ca promet d’être rythmé. Je ne suis pas certain de pouvoir me mêler à la bagarre mais je vais quand même faire comme d’habitude, tant pis si j’explose. Ca ne part pas extrêmement vite mais je dois rapidement laisser partir un groupe de 5 coureurs. Finalement au gré de la longue montée initiale, je rattrape 2 coureurs et seul 1 m’emboîte le pas. Nous sommes 2 derrière les 3 hommes de tête qui se sont fait la malle.

Erreur de parcours 1er épisode : Arrivé en haut d’un champ en pente dans lequel il faut pénétrer en enjambant une barrière, nous ne voyons soudain plus de rubalise. Nous descendons dans le pré, rien, on erre comme 2 vaches en pâture… finalement un petit groupe de coureurs qu’on avait péniblement réussi à distancer d’au moins 1min se joint à nous et nous finissons par retrouver le chemin. Nous étions 2 mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 7 en sortant du pré. (presque) tout est à refaire. Tandis que je me remets doucement en route, mon ancien compagnon d’échappée à l’air plus énervé et reprend illico la poudre d’escampette. Je me botte les fesses pour lui revenir au derrière… (ne croyez pas que je sois porté sur la chose). Nous reprenons donc notre collaboration studieuse et rythmée empêchant toute discussion dominicale.

Erreur de parcours 2nd épisode : au 10ème km environ, nous arrivons à un embranchement où un signaleur (au téléphone) nous indique d’aller tout droit. Quelques centaines de mètres plus loin, nous voyons revenir vers nous, en sens inverse, les 3 leaders. Il semblerait que ça ne soit pas le bon chemin. En fait le signaleur, arrivé tardivement sur le carrefour, n’a pas eu le temps de consulter la carte et nous a envoyé sur le mauvais itinéraire. Le temps de revenir vers lui, de palabrer, regarder la carte etc, le groupe qu’on avait réussi à distancer de nouveau, suivi de quelques autres coureurs, nous rejoint. Nous sommes donc une bonne dizaine à repartir. Les ex-1ers sont un poil tendus. Comme tout à l’heure la remise en route est un peu raide, mais les sensations reviennent vite et même si je ne peux pas suivre les 2 hommes de tête, je parviens à distancer le reste de la troupe. Ca fait bien plaisir de retrouver ces sensations de course. Dans une longue descente, à peine périlleuse, je tente de franchir un tronc d’arbre obstruant le chemin à la façon d’un kenyan d’un 3000m steeple. Le passage de haie se passe bien mais c’est une rivière de galets tous plus ronds les uns que les autres qui m’attend de l’autre côté. Tel Gaston Lagaffe sur un sac de bille, je virevolte, patine pour finalement chuter sur le genou droit. Je fais mine de repartir comme si de rien n’était mais le choc me fait boiter bien bas. Je trottine doucement espérant que ça passe. Ce n’est qu’après 5 bonnes minutes, à la fin de la descente, que le genou se détend. Mais le mal est fait, le genou est en sang et 2 coureurs sont revenus à ma hauteur. Je force un peu l’allure si bien qu’un seul me suit, mais il a l’air frais et il me passe devant. A 7km de l’arrivée, dans une longue montée, j’accélère au bluf et je vois qu’il ne suit pas… bon ben y’a plus qu’à terminer à bloc. Mais 7km dans les chemins sinueux et vallonnés c’est long et dur. A 2km de l’arrivée, à la faveur d’une montée en lacet et alors que je « pioche un peu », je m’aperçois que 2 coureurs ne sont pas loin, c’est le moment d’en remettre une couche. Je fini aussi vite que possible et je reprendrai un peu de temps.
Sur la ligne d’arrivée Nath et les enfants sont là. 3ème au scratch en 2h14. You know what ? I’m happy !

Mon genou ensanglanté fait son petit effet et je file vers le camion de la croix rouge où parait-il 3 jolies secouristes sont présentes… j’aurai finalement droit à Raymond, Maurice et Roger, mais bon le genou est désinfecté.
Fantin et Anouk (enfin surtout Fantin) me racontent la course qu’ils ont effectuée pendant que je courais. Malgré leurs 2 ans de différence ils ont participé à la même course en prenant soin d’inverser leur rôle. Je veux dire par là que le petit Fantin s’est un peu mêlé à la course des grands tandis que la grande Anouk a plutôt accompagné les petits en fin de peloton. Mais bon tout le monde est content et c’est bien là l’essentiel.

Ce dimanche 26 mars restera certainement comme la première journée quasi-estivale 2017, tout le monde avait envie de sortir les barbec’ et les tireuses à bière… vive le printemps et vive le trail ! il va falloir maintenant augmenter un peu la durée des sorties si je veux être prêt pour le 13 mai.

  

 

 

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Commentaires  

#1 MaN 15-04-2017 20:05
He's back, watch out !
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