Duathlon d'Arsac

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arsac
Double effort en Velay

Il y a des fois, comme çà, on idéalise un peu les choses.
Je m'étais dit que ce WE du 1er avril serait une belle parenthèse: ayant convenu d'emprunter le camping-car parental, je me voyais déjà me réveiller, dans un soleil printanier, avec une belle vue sur les Sucs. Puis, j'aurais pris place confortablement au milieu d'un large peloton d'amateurs pour une belle promenade sportive mi-course à pied, mi-vélo, pour me caler dans le ventre mou du classement. Un beau dimanche ensoleillé en perspective dans la région du Velay.

Et puis, la réalité. Après une nuit à chercher Arsac sur mon GPS, je me rends compte que je suis sur déjà place en découvrant, sous la lumière blafarde d'un réverbère hors d'âge, une banderole évoquant vaguement, en ces lieux, le duathlon recherché.
J'établis donc le camp sur un insipide parking de gravier.

A mon réveil, le lendemain, il reste encore quelques heures à tuer avant le départ: foin de la randonnée bucolique imaginée, une soupe chaude sur le gaz pour braver le brouillard givrant qui nous attend. Je dis "nous", pourtant l'heure approche, mais y a pas foule.
Après avoir revu à la hausse (et avec les moyens du bord - le coupe vent retrouvé par miracle au fond du sac!) la tenue vestimentaire plus hivernale que prévue, je m'installe dans un parc à vélo microscopique et bizarrement désert.

Les officiels sont là, ils plaisantent en me disant que je pourrais bien remporter cette course, faute de concurrent inscrit, et l'heure de clôture du parc approchant. Je ne suis pas contre inscrire l'épreuve à mon palmarès et savoure ma solitude, synonyme de victoire écrasante. Mais ma joie est de courte durée: les officiels se montrent cléments et allongent le délai légal. Au compte-goutte, une trentaine de concurrents prennent place, en prenant bien leur temps, pendant que je me morfonds et me refroidis.

L'épreuve se compose de 10km de course à pied, 40km de vélo, puis 5km à pied de nouveau.
Je me rends compte que le plateau, s'il est minuscule et sans doute pas très relevé, se compose malgré tout d'habitués du genre, et je suis parti pour un peu plus de 2h30 d'effort et de découragement.

Le running a lieu sur des routes goudronnées qui, sans être horribles, ne sont pas non plus des plus charmantes. Il fait 5°C, il pleut. Une majorité court plus vite que moi. Tout le monde pédale plus vite que moi. Je suis seul sur des départementales inconnues où circulent des tas de voitures.
Mes mollets me font mal: en danseuse, notamment, je sens que mon tendon d'Achille douloureux se réveille. Je n'insiste pas trop. Tant pis pour le classement, et pour l'orgueil. Tant pis pour mon dimanche idéal. Les derniers kilomètres à pied se font avec l'impression de courir avec des sabots de bois.

Je rentre un peu déçu par un 16ème place sur 21 concurrents en solo (les autres composaient des équipes relais).
Le lendemain, inquiété par les sensations dans le bas du mollet, je consulte mon médecin qui pose un diagnostic sans appel : très grosse tendinite Achilléenne sans doute dûe à trop de sollicitations. Stop le sport pour le mois d'avril, et séances de physiothérapie. Reprise prévue pour Rioz, pas avant. Préparation Coursières stoppée net.

Y a des jours comme çà, on se dit qu'on ferait mieux d'aller pique-niquer aux Courtines, à lézarder avec un bon bouquin.

  

 

 

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Commentaires  

#2 jipé 06-05-2017 22:35
les courtines ? pas sûr que ce soit un bon plan: ça caille toujours... un bouquin ?? mieux ! bien mieux... ou alors pour se reposer les mollets tout en s'échauffant les phalanges: comme mémé sur la photo de la liesse populaire => faire de la dentelle !!!
un fuseau de bises...
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#1 Z 20-04-2017 17:19
bigre, ça fait envie!
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